SE Ahmed Mohamed Hagazi et Dr Samia Abbas (UJA)

Ce sont deux Ambassadeurs. Ahmed Haggag et Mohamed Hegazi. Le continent et ses défis, ils les connaissent sur les bouts des doigts. C’est donc avec  plaisir qu’ils ont bien voulu échanger avec les journalistes de le 60ème session de formation des jeunes cadres et journalistes africains organisée par l’Union des Journalistes Africains (UJA) présidée par Dr Samia Abbas.

Pour parler  de la « zone de libre échange et de l’intégration économique en Afrique » c’est avec pédagogie que l’Ambassadeur Haggag s’y prend. Il ne peut en être autrement pour celui qui a été au cœur des grands changements sur le continent depuis le début des années 60 et qui a côtoyé Boutros Boutros- Ghali, ancien secrétaire général de l’Union Africaine au point de le citer assez souvent.

Quand il aborde les questions d’intégration surtout économique, actualité oblige, il pose le débat des taxes initiées par le président américain, Donald Trump et les conséquences sur les économies africaines.

Sujet passionnant et en même temps préoccupant qui permet aux journalistes venus de plus de 10 pays africains de parler des conséquences directs dans leurs pays et des mesures prises pour y faire face.

S’il ressort de ces échanges que les conséquences sont plus nombreuses et les mesures plus dérisoires, il revient selon Ahmed Haggag aux États de prendre leur responsabilité en s’inscrivant dans des coopérations fortes et en allant vers l’application effective de la zone de libre-échange.

Car selon lui, le commerce inter-État en Afrique peut être l’une des solutions pour préserver les économies assez fragiles des pays africains.

Celui qui a longtemps travaillé au sein de l’Union Africaine est plus que jamais convaincu que dans un monde instable seule l’union peut aider le continent africain qui a de quoi rivaliser avec les grandes puissances.

Le pins de l’Afrique visé à son costume, la mise soignée, le verbe posé, l’ancien vice-ministre des Affaires Étrangères, Mohamed Hegazi, à la suite de Ahmed Haggag a abordé les défis du continent et les possibilités pour y faire face.

De la crise économique à celle écologique en passant par la question des droits des femmes, à la faiblesse du système sanitaire et du retard dans le domaines des technologies, il a égrené un chapelet de défis.

Loin de faire peur où d’être dans le défaitisme, il s’agit selon lui de situer les problèmes pour pouvoir efficacement apporter des réponses.

Et pour ce faire, il trouve que l’occasion d’en parler avec des journalistes du continent est un bon créneau car les médias sont selon lui cette institutions qui peut attirer le regard des décideurs sur les vrais enjeux de développement.

En prenant leur responsabilité, en investiguant, en traquant les fausses informations et en faisant des propositions, il est sûr que les médias peuvent aider à changer les choses.

Tout comme Haggag, Hegazi est aussi d’avis que l’Afrique pour faire face à ses défis doit renforcer l’Union Africaine et parler d’une seule et même voix. « Il est temps de quitter les slogans et de s’inscrire dans les actes » dit-il avec conviction.

L’un et l’autre en plus d’être des panafricanistes convaincus sont aussi des humanistes. En filigrane, dans leur présentations, ils n’ont pas manquer d’attirer l’attention des journalistes sur la situation en Palestine et les violations graves de Droits de l’homme qui s’y déroulent depuis le 07 Octobre.

Une question qui selon eux doit occuper la « UNE » des médias. Pour faire échos à cet appel, l’Union des Journalistes d’Afrique (UJA) a fait un communiqué pour condamner « le ciblage systématique des journalistes à Gaza ».

Mohamed DAGNOKO