Après avoir été empêchés de tenir un meeting et une conférence de presse au palais de la culture et à la maison de la presse, les partis politiques ont annoncé la tenue d’un autre meeting le vendredi prochain cette fois sur le boulevard de l’indépendance.

Une annonce qui a suscité de l’engouement auprès des militants, partisans et de leurs soutiens qui pensaient pouvoir manifester et dénoncer les mesures prises et qui menacent la survie des formations politiques.

Moins de 24 heures après l’annonce de cette nouvelle date que, Biton Mamari Coulibaly, membre du Conseil Nationale de Transition et un des responsables des contre-manifestations visant à empêcher les partis de tenir leurs rencontres a fait une sortie musclée.

Dans une vidéo de plus de 10 minutes, il met en garde contre toute manifestation avec des propos menaçants. S’il s’agit selon lui de jouer son rôle de membre de l’organe législatif en défendant les intérêts des populations qui se sont prononcées lors des assises boycotté par les partis, cela n’est pas de l’avis de tous.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs leaders des partis politiques, notamment les jeunes ont fait des vidéos et des textes pour dénoncer cette sortie malencontreuses et appellent les autorités notamment le procureur de la cybercriminalité de s’auto saisir face à ce qu’ils qualifient de « dérives ».

Au palais de la culture, pour éviter un éventuel affrontement entre les deux camps, Daouda Diarra, Directeur régional adjoint de la police et ses éléments ont dispersé les manifestants. Il s’agissait selon lui d’éviter qu’il y ait des blessés d’un côté comme de l’autre.

Quid de la situation du vendredi prochain ?

Si des autorisations avaient été accordées pour les précédentes manifestations, on ne sait pour le moment pas ce qu’il en est de celle du vendredi.

Et même si l’autorisation venait à être accordée, le risque d’un affrontement est très grand. Les autorités doivent donc prendre toutes les mesures pour éviter un affrontement entre les manifestants dans un moment où, les forces armées sont mises à rudes épreuves face à la multiplication des attaques terroristes.

Mohamed DAGNOKO