De 21 heures à 04 heures du matin. C’est la durée du couvre-feu qui va commencer à Ségou à partir de demain 04 juin.
Ce couvre-feu intervient 48 heures après celui qui a été instauré dans toute la région de Tombouctou suite à l’attaque terroriste qui a visé le camp militaire de la ville et plusieurs sites stratégiques.
Ces couvre-feu sont des mesures visant à prévoir les attaques terroristes et à les endiguer. Mais le fait que Ségou soit impliqué dans cette mesure n’est pas sans soulever des questionnements. La menace se rapproche-t-elle dangereusement de Bamako ? Qu’est ce qu’on nous cache ? sont entre autres questions que se posent les internautes après la publication de cette décision.
Déjà à Sirakorola, dans la région de Koulikoro, en l’espace d’une semaine, il y a eu deux attaques terroristes. Au même moment dans l’emprise de Boulkessi, région de Douentza, les terroristes ont attaqué le camp dans la journée du dimanche 01 juin.
Cette recrudescence des attaques intervient alors que le ministre de la défense, le Général, de Corps d’Armée, Sadio Camara vient d’effectuer la première visite d’une autorité à Kidal après la reprise de la ville. Il a, dans la même veine effectuer un déplacement dans une autre zone sensible, Nioro du Sahel, où il a posé la première pierre du futur camp militaire de la ville.
Autre facteur préoccupant de ces mesures préventives, c’est leur proximité avec la fête de Tabaski qui sera célébrée au Mali le 07 Juin prochain, soit dans 72 heures.
S’il est vrai que les forces armées maliennes en collaboration avec les autres forces du Niger et de Burkina mènent des opérations d’envergures sur le terrain contre les forces du mal, il faut reconnaitre que les nombreuses attaques sporadiques de ces derniers jours dans ces différents pays mettent à rude épreuve les différentes opérations et les populations.
Mohamed DAGNOKO





