Le Conseil National de Transition a voté le projet de loi révisant  la charte de la transition. Désormais, le président de la transition, les membres du gouvernement sont éligibles aux différentes élections.

Au-delà de son harmonisation avec la nouvelle constitution, la révision de la charte de la transition répond à une volonté des forces vives de la nation et à un alignement sur les autres pays membres de la confédération de l’Alliance des États du Sahel.

« Les forces vives et les maliens établis à l’extérieur ont demandé de réviser la charte de la transition et d’accorder un mandat de 5 ans au Général d’Armée, Assimi Goïta à l’instar de ses pairs de l’AES » a justifié, Mamani Nassiré, ministre délégué auprès du premier ministre chargé des réformes politiques et du soutien au processus électoral.

5 ans renouvelable pour le président de la transition avec la possibilité pour lui d’être candidat aux élections tout comme les membres du gouvernement et du conseil national de transition sont des nouveautés de cette charte.

« La modification que nous venons d’opérer aujourd’hui procède à une mutation de la charte afin de l’adapter à la nouvelle constitution du 23 juillet 2023. La charte a été mise à jour elle ne s’adosse plus à la constitution du 25 février 1992. Le caractère inédit de cette révision fait appel à l’intervention du constituant, c’est-à-dire que le peuple malien s’est réuni à travers les Assises Nationales de la Refondation, le dialogue inter-maliens pour déverrouiller une disposition intangible »  a expliqué Dr Souleymane Dé, président de la commission des lois du Conseil National de Transition.

Cette charte adoptée à 131 voix pour, 0 contre et 0 abstention prévoit aussi d’écourter la durée des 5 ans dès que les conditions permettent l’organisations des élections.

Mohamed Dagnoko