Pendant 4 jours plusieurs organisations de défense des droits des enfants et des filles et des organisations internationales ont réfléchi sur la situation des enfants et des jeunes femmes au Mali. L’objectif de cet atelier est de formuler des recommandations en vue des prochains états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant et de la famille.

Ils sont membres de plusieurs organisations de défenses des droits des enfants et des jeunes femmes à avoir planché pendant 4 jours sur la situation des filles et jeunes femmes. Il s’agissaitt dans un premier temps de faire l’état des lieux.

« Nous avons relevé qu’il y’ a beaucoup de filles qui sont victimes des violences basées sur le genre, qu’il y a des problèmes liés à la santé de la reproduction. L’exploitation des filles et le travail des enfants sont aussi des constats que nous avons fait au cours des travaux » a indiqué Fatoumata Dite Dicko Diamoussa Kané, présidente du parlement des enfants.

Un état des lieux qui a permis de formuler de recommandations fortes pour leur prise en compte dans les travaux de la commission en charge de l’organisation des états généraux sur la situation de la femme, de l’enfant été de la famille.

« La santé de la reproduction des filles et des adolescentes qui est une recommandation forte parce que la préoccupation vient de la communauté en terme de prise en charge et de l’adaptabilité des services de santé pour les filles et les jeunes femmes, le seconde recommandation fait référence à l’implication des filles et des jeunes filles dans les instances de prises de décisions et leur présence dans la commission nationale des états généraux est une recommandation phare pour que chaque fille et chaque jeune femme du Mali soit impliquée dans les processus de prise de décisions » estime Néné Goïta, coordinatrice du projet She Leads de Femnet.

Fawé-Mali et Femnet à travers leurs projets Break Free et She Leads et d’autres organisations ont accompagné ces actrices afin qu’elles soient outillées pour plaider leurs causes.

« L’objectif c’est d’outiller les filles et jeunes femmes, les amener à prendre la parole et à faire entendre leur voix. Parler de quelqu’un en son absence c’est décider contre la personne. Il faut donc leur permettre de parler de ce qui les concerne au lieu de toujours les rapporter » a expliqué la coordinatrice nationale de Fawé-Mali, Naparé Magninin Diarra.

Plan International, Terre des Hommes et d’autres partenaires nationaux ont contribué à l’organisation et à la réussite de cet atelier de réflexion et de plaidoyer des filles et jeunes femmes.

Mohamed Dagnoko