La coopération naissante entre les forces armées maliennes et marocaines a permis de faire libérer les quatre chauffeurs marocains qui avaient été enlevés depuis le mois de janvier entre le nord-est du Burkina et la frontière du Niger. À Bamako, journalistes te analystes politiques saluent cette coopération militaire.

Dans la presse malienne qui traite de cette libération, l’hebdomadaire le « Tjikan » titre que les quatre otages ont été libérés grâce à la prouesse des renseignements maliens et marocains comme l’avait dejà annoncé le gouvernement malien qui mettait en avant la coopération entre la direction nationale de la sécurité d’État au Mali et la direction générale d’études et de documentation du Maroc. Pour le journaliste Amadou Diallo cette coopération vient renforcer celles déjà existantes entre les deux pays.

« Le Mali et le Maroc sont partenaires depuis le 15ème, 16èm siècle. Un partenariat qui se manifeste sur les plans économique, diplomatique et culturel. Donc si à cela s’ajoute une coopération militaire c’est une bonne chose » dit le journaliste, Amadou Diallo.

Cette coopération intervient à un moment où le Mali selon lui est en froid avec l’Algérie et pourra profiter de l’accompagnement et de l’expérience marocaine dans sa lutte pour la reconquête de sa souveraineté.

« Le Maroc se bat contre la nébuleuse du Polisario depuis longtemps et face à laquelle d’ailleurs il a inversé la tendance diplomatique et politique. Je crois que le Maroc peut partager cette expérience avec le Mali » estime Amadou Diallo.

Enlevés entre deux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) et libérés dans un le troisième cela démontre la nécessité de coopérations notamment militaires entre l’AES et le Maroc.

« On note  dans cette libération d’otages qu’il y a une bonne coordination entre le Maroc et le Mali et aussi entre le Maroc et les états de l’AES ce qui est une bonne chose dans la lutte contre le terrorisme » dit Dr Ahmadou Touré, spécialiste des questions sécuritaires.

Le 17 février dernier, les forces armées du Mali et du Maroc avaient signés des accords dans un mémorandum axé sur la formation, la logistique et la coopération militaire.

Mohamed Dagnoko