Ce samedi à Yopougon, ils sont plusieurs milliers de militants et sympathisants du PPA-CI et du PDCI-RDA à battre le pavé pour dire non à un “4ème mandat de Alassane Dramane Ouattara ” et pour dénoncer l’absence de leurs candidats respectifs que sont, Laurent Gbagbo et Tidiane Thiam sur la liste électorale.

La forte mobilisation de l’opposition à un peu plus de deux mois de la présidentielle prévue le 25 Octobre fait crainte une bonne partie de la population même si le président dans son adresse à la nation à l’occasion du 65ème anniversaire d’indépendance de la Côte d’Ivoire le 07 Août dernier a rassuré que la présidentielle se tiendra en toute sécurité.

Le peuple ivoirien, passé maître dans l’art de tout tourner en dérision, même le situation les plus inquiétantes, n’épargne pas le climat d’incertitude qui entoure la tenue de cette élection.

Ainsi, sur les réseaux sociaux, il n’est pas rare de voir des posts faisant allusion à un départ vers le Ghana après le 25 Octobre. Ce pays qui a accueilli et accueille encore des ivoiriens qui ont quitté le pays après le crise postelectorale de 2011.

Pour éviter que cette situation ne se répète, il revient aux acteurs politiques à commencer par le président de la République d’instaurer un dialogue et de trouver des solutions pour épargner à ce pays une crise qui risque de faire oublier tout ce qu’il a accompli depuis 15 ans.

Si Blé Goudé,  leader de l’opposition anciennement proche de Laurent Gbagbo a pris langue avec le RHDP, le parti du président, et que Ahoua Don Mello et Simeone Gbagbo deux autres leaders de l’opposition partisans de la tenue des élections et aussi anciens proches de Gbagbo discutent, ce serait bien que le dialogue soit la constante pour instaurer un climat serein avant, pendant et après l’élection présidentielle.

Mohamed Dagnoko