C’est par un communiqué que Me Cheick Oumar Konaré, conseil de l’ancien premier ministre, Choguel Kokalla Maïga a confirmé la garde à vue de son client.

Après son audition du 01 Août, Choguel était attendu ce 12 Août au pôle national économique et financier. Il s’agissait au cours de cette deuxième audition de faire une confrontation entre Choguel et d’anciens collaborateurs. Mais selon le communiqué de son avocat, cette confrontation n’a pas eu lieu et il a été mis en garde à vue en « attendant la transmission du dossier aux autorités compétentes ».

En plus de Choguel, le communiqué indique que son ancien chef de cabinet, Issiaka Singaré et trois autres anciens directeurs administratifs et financiers de la primature sont privés de leur liberté.

Il est reproché à Choguel une « atteinte aux publics » émises par un rapport du vérificateur général.

Bien avant Me Cheick Oumar Konaré, c’est un autre cador du barreau, Me Mountaga Tall qui avait fait un communiqué de la même nature pour informer cette fois-ci de la mise sous mandat de dépôt de son client qui n’est autre que l’ancien premier ministre sous IBK, Moussa Mara.

Ce 01 Août au moment où Choguel rentrait de son audition, Moussa Mara était placé sous mandat de dépôt. Contrairement à son homologue PM, Moussa Mara n’est pas visé par une « atteinte aux biens publics » mais pour avoir fait un tweet le 04 juillet qui lui vaut les charges de « atteinte au crédit de l’État, opposition à l’autorité légitime, incitation au trouble à l’ordre public et publication et diffusion de nouvelles fausses et mensongèrement attribuées à des tiers fait de mauvaise foi susceptible de troubler la paix publique ».

 Entre « atteinte aux biens publics » et « atteinte au crédit de l’État », l’ancien premier ministre Boubou Cissé a préféré fuir pour qu’il ne soit pas « atteint ».

Mohamed Dagnoko