Lors du dernier conseil des ministres, le ministre de l’entreprenariat, de l’emploi et de la formation professionnelle a fait une communication sur les emplois qui ont été créés et perdus en 2024 et en 2025.

Il ressort de cette information qu’en 2024, le secteur public a crée  32 mille 19 emplois et le secteur privé 32 mille 292 emplois soit un total de 64 mille 311 emplois.

En ce premier semestre de l’année 2025, selon la ministre, le secteur public a déjà crée 25 mille 939 emplois et au même moment le secteur privé lui en a crée 14 mille 962 soit 40 mille 901 sur la période et  105 mille sur les dix-huit derniers mois.

La ministre a aussi fait le point des emplois perdus en 2024 et sur le premier semestre de cette année 2025. Il ressort que sur la période 2024, les pertes d’emplois s’élèvent à 3619 sans précisions sur les parts entre le secteur public et privé. Pour le premier semestre de 2025, ces pertes se chiffrent à 2037 emplois.

Si la communication ne donne pas de détails sur les secteurs impactés par ces pertes d’emplois, il n’est pas difficile de comprendre que c’est surtout le secteur privé et plus particulièrement le monde des Organisations Non Gouvernementales (ONG) internationales qui en a fait les frais.

Le départ de la Mission onusienne, la MINUSMA suivi de nombreux autres ONG ont entrainé la fermeture de nombreux projets/programmes qui employaient de nombreux maliens notamment dans les régions.

En ce début d’année 2025, la fermeture de l’USAID par les États-Unis, l’un des plus gros bailleurs dans de nombreux secteurs notamment celui de la santé a aussi entrainé de nombreuses pertes d’emplois.

Des progrès mais…

L’observatoire national du marché du travail qui communique ces chiffres conseil de renforcer les politiques d’accompagnement des entreprises, améliorer l’adéquation de la formation professionnelle aux besoins du marché, à formaliser l’économie pour créer des emplois plus durables.

Mohamed Dagnoko