Pour la 4ème fois, le Mali tient la semaine nationale de la réconciliation. Il s’agit à travers cette initiative de rassembler les maliens pour parler de paix et de cohésion sociale dans un contexte de crise.

« héritage culturel : facteur de paix et de cohésion sociale dans l’espace AES »  est le thème de cette 4ème édition de la semaine nationale de la réconciliation. Une paix qui passe nécessairement par le dialogue et le pardon.

« Pour un État-nation comme le Mali la réconciliation est un capital à préserver. Son corolaire c’est le pardon, le pardon qui fait qu’on oublie jamais mais de nouvelles perspectives s’ouvrent et qui permettent à ce qu’on comprenne que ce n’est pas en tuant celui qui a tué ton père que tu feras vivre ton père, que ce n’est pas en coupant la main de l’autre qui a coupé la main de ta mère que tu vas faire revenir ta mère. Alors il s’agit d’aller sur ce qui est essentiel et de comprendre que religieusement si pouvez pardonner cela vaut mieux  que d’essayer de payer car vous ne saurez jamais payer à la limite du mal qui vous a été fait »  dit Thierno Ass Diallo, ancien ministre.

Venus de tout le Mali, les participants, hommes, femmes et enfants saluent cette initiative qui s’inscrit dans la volonté des  autorités maliennes à privilégier des solutions endogènes.

« Au lieu de partir faire des accords à Alger ou dans d’autres parties du monde, si on arrive à les faire ici au Mali et dans les régions c’est mieux que mettre tout le monde dans un avion les amener ailleurs pour parler du Mali. Pourquoi ne pas parler de tout, ici et maintenant, pour qu’on en finisse » croit Oumar Konta, participant du Nord

Consacré toute une semaine à faire la promotion de  la paix et au vivre ensemble est saluée par les participants.

« La réconciliation je pense qu’il faut  le vivre au quotidien parce que nous venons de quitter une situation où chacun a eu sa dose, c’est donc clair qu’aujourd’hui chacun veut la paix.  Nous sommes donc là aujourd’hui pour faire la promotion de cette paix, de la cohésion sociale et du vivre ensemble » dit Salka Djittèye, une participante.

À travers le thème de cette édition, il s’agit de replacer le patrimoine matériel et immatériel au cœur du processus de paix et de réconciliation nationale.

Mohamed Dagnoko