Le terrorisme n’est pas une opinion, c’est un délit. Et il est dangereux de le soutenir activement ou passivement surtout quand on sait que ses conséquences sont désastreux pour le pays et les communautés.

Ces derniers jours on assiste à un regain de violence terroriste au Mali.

Les événements qui se passent sont tellement graves qu’ils pourraient couper le sommeil à toute personne consciencieuse.

Hélas, pour certains, pourtant maliens, c’est une aubaine, car cela leur permet de démontrer l’idée d’un certain échec des autorités en place. Ainsi, ils se font les relais des actes abominables des terroristes. A peine, s’ils parviennent à cacher leur joie.

Que l’on ne se trompe pas de combat. On peut bien avoir une posture politique et être contre des choix politiques mais de là à banaliser le terrorisme jusqu’en être un relais, c’est de prouver soit combien de fois on est insouciant ou à quel point nous détestons notre pays au point d’y semer le chaos.

Ce qui se passe actuellement devrait mobiliser toutes les filles et fils de ce pays. La compassion pour nos compatriotes qui en paient un lourd tribu devrait nous empêcher une certaine posture.

Le Mali joue sa survie. Et l’unité de tout le monde n’est pas une option mais une obligation. Malheureusement, beaucoup tombent, dans l’extremisme sans même s’en rendre compte.

Les informateurs de dimanche des deux bords pro et anti transition sont également tombés dans cet extremisme et nuisent fortement à l’union.

Il devient également, de plus en plus urgent pour les autorités à prendre des mesures pour apaiser les tensions et mobiliser tout le monde en faveur d’une union sacrée autour du pays et de nos soldats qui au prix de leur sang défendent avec dévouement chaque centimètres du territoire.

Un mauvais informateur est plus dangereux qu’un mauvais médecin. Le mauvais médecin, tout au long de sa carrière, ne peut tuer qu’une petite dizaine de personnes. Alors que le mauvais informateur peut entraîner des morts massifs. On se souvient du Rwanda avec Radio milles colines.

Attention donc à ne pas être malgré nous des ingénieurs du chaos.

Mohamed Dagnoko