Au terme du projet Défi-Éducation des filles, financé par Affaire mondiale Canada et mis en œuvre par alinéa internationale et le ministère de l’éducation, il aura permis de favoriser une meilleure scolarisation des filles conformément aux engagements pris lors du forum de Charleroi. La session de restitution a été l’occasion de partager avec les partenaires et les acteurs gouvernementaux les résultats enregistrés.
Faire de l’accès à l’éducation un droit pour toutes les filles du Mali était l’objectif de ce projet qui aura à terme, permis de toucher des milliers de filles dans plusieurs régions du Mali. En plus des filles, ce projet a aussi contribuer à renforcer les capacités des enseignants afin de faire de l’espace scolaire un endroits sûr et épanouissant pour les filles scolarisées. Selon Doucouré Bobo Soumaré, conseillère technique au ministère de l’éducation nationale, ce projet qui s’achève épousait la volonté des plus hautes autorités d’accorder une place de choix à l’éducation des filles.
« La question de la scolarisation des filles est inscrite en bomme place dans les priorités du gouvernement. Le programme décennal de l’éducation deuxième génération en est une parfaite illustration. Il en est de même pour la politique nationale de la scolarisation des filles dont le processus de révision en cours ne remet pas en cause la place de choix réservée à cette cause. La scolarisation des filles présente de nombreux avantages dont l’amélioration de la santé maternelle et infantile, la réduction des mariages précoces et la pauvreté, la contribution à la croissance économique par le truchement du renforcement de l’économie et du pouvoir décisionnel des femmes » dit-elle.
Projet co-conceptualisé par Alinéa internationale et le ministère de l’éducation nationale a traité selon Suzane Luchard, directrice de Alinéa internationale, de la scolarisation des filles, des enfants en général et tous ceux affectés par les conflits.
« C’est un engagement qui avait été pris par le Canada dans le cadre du forum de Charleroi. Les objectifs qui avaient été fixés au départ avec le ministère ont été atteints. On a travaillé beaucoup sur des dossiers comme le PRODEC, le système d’information de gestion, on a pu s’adapter au contexte qui a évolué avec les autorités maliennes avec leurs volonté d’appuyer le virage vers la numérisation » a expliqué Suzane Luchard.
Pour Youssouf Touré, directeur national de l’enseignement fondamental, les responsables de l’éducation et ceux du projet ont ensemble réussi à « faire du milieu scolaire un endroit confortable pour les filles ».
Mohamed DAGNOKO





