Après avoir rendu visite à des prisonniers comme Rast Bath, Tata Rose et d’autres, Moussa Mara a tweeté le 04 juillet dernier “Solidarité indéfectible avec les détenus d’opinion ! Mardi dernier avec Ben le cerveau, l’imam SIDIBE et Rose la vie chère à Dioila. Ce jeudi matin avec Ras Bath à Koulikoro. Jeudi après-midi à la maison centrale d’arrêt de Bamako avec le professeur Clément, l’imam Bandiougou, Issa KAOU djim, Mamadou TRAORE dit Le roi, les jeunes du MPM et la CMAS. Nous faisons ces périples régulièrement pour leur signifier notre solidarité. Nous poursuivons des efforts auprès des familles également. Tout cela pour que jamais ne s’éteigne en eux la flamme de l’espoir. Aussi longtemps que dure la nuit, le soleil finira évidemment par apparaître ! Et nous nous battrons par tous les moyens pour que cela arrive et le plus tôt possible !” Un tweet qui lui vaut d’être sous mandat de dépôt.

Après deux mois en prison, il doit être jugé au fond ce lundi 29 Septembre pour les chefs d’accusations «  atteinte au crédit de l’État, opposition à l’autorité légitime, incitation au trouble à l’ordre public et publication et diffusion de nouvelles fausses mensongèrement attribuées à des tiers fait de mauvaise foi susceptible de troubler la paix publique ».

Moussa et les militaires

Un temps soutien des autorités de la transition, il a eu à rencontrer plusieurs responsables dont le ministre de la défense, le général de corps d’Armée, Sadio Camara. Mais cela ne l’a nullement empêché d’être critique de la gestion du pouvoir et notamment sur la gestion de la question énergétique.

Au plus fort des coupures intempestives avec souvent moins de 10 heures de courant par jours, il a rejeté la posture du gouvernement qui ne voulait pas entendre parler d’un recours à la solution ivoirienne.

Le non renouvellement de son passeport diplomatique en 2021, le retrait et la restitution de son véhicule et de son garde du corps sont autant de fait qui n’ont fait que distendre les relations entre Moussa Mara et les autorités jusqu’à sa mise sous mandat de dépôt.

Assisté par Me Mountaga Tall, non moins acteur politique de premier plan, l’homme en robe va plaider ce lundi la mise en liberté de son client.

Mohamed DAGNOKO