Dans le cadre de son programme « Visa Bond Pilot » qui vise les pays avec un taux élevé de dépassement de séjour, les États-Unis ont imposé des cautions financières remboursables à certains pays dont le Mali.
Les autorités maliennes qui, depuis leur avènement, ont fait de la réciprocité leur ligne de conduite n’ont pas dérogé à la règle. En réponse à cette mesure unilatérale des USA, le Mali a aussi instauré une caution pour les ressortissants américains. Ce qui naturellement a créé une certaine tension diplomatique.
Mais ce qui était le plus déplorable à la suite de cette décision des autorités maliennes, c’était de voir des maliens se moquer ouvertement de cette posture des autorités maliennes la considérant comme « suicidaire », « sans effet » surtout concernant la première puissance mondiale.
Des complexés qui ont voulu contaminer les autorités avec leur peur, leur ridicule. ,N’est-ce pas ces mêmes cassandres qui ont tremblé au départ de la Minusma ? Qui était au bord de l’asphyxie au moment de la prise des sanctions inhumaines de la CEDEAO contre le Mali ?
Identifiés et habitués à leurs jérémiades, faut croire que cela n’ébranle plus personnes à commencer par les autorités. Ces faux neutres qui feignent de s’inquiéter à chaque fois que des décisions courageuses sont prises ne souhaitent que la perpétuation d’un ordre ancien, ordre qu’ils ont d’ailleurs contribué à renverser à travers les M5 RFP.
Pour revenir à l’attitude du Mali face à la décision des États-Unis, elle a été payante. Peut-être plus tôt que l’aurait espéré les autorités. Les États-Unis ont retiré le Mali de cette liste, rendant la caution obsolète pour nos compatriotes désirant se rendre dans le pays de l’oncle Sam.
La dernière réaction du ministère des affaires étrangères face à l’attitude des chancelleries, les États-Unis en tête (encore) demandant à leurs ressortissants de quitter le Mali au plus vite, donnant du grain à moudre à une certaine presse hostile au Mali et à ses autorités, s’inscrit dans cette fermeté diplomatique. Après le communiqué de dénonciation, il y a eu une rencontre pour signifier le désaccord du Mali avec ces façons d’une autre époque qu’il faudrait revoir pour une meilleure collaboration.



