Depuis deux jours, les bamakois goûtent de nouveau au bonheur d’acheter du carburant dans les stations-essence sans faire le rang. Un geste jadis banal qui aujourd’hui est devenu un sujet majeur tant il était devenu quasiment impossible d’avoir du carburant sans faire un rang de quelques kilomètres et de se voir servir souvent après plus de 24 heures d’attente.
Une situation qui a entrainé la suspension des cours pour deux semaines et l’arrêt de certaines petites et moyennes entreprises occasionnant de nombreux chômages.
Si l’essence est disponible un peu partout, il fait croire que ce n’est pas le cas pour la gasoil. Plus disponible au début de la crise, il se fait rare au moment où l’essence fait sa réapparition.
Au niveau de la station Yara, non loin du monument Kwamé Nkruma, ce jeudi, l’on pouvait voir une longue file qui contournait la bibliothèque nationale. Des véhicules pour la plupart des gros porteurs en quête de gasoil.
Au regard des efforts consentis pour juguler la pénurie du carburant et plus particulièrement celle de l’essence, l’on peut croire que ce manque de gasoil ne saurait durer.
Mohamed Dagnoko




