Depuis 48 heures, l’on assiste à chaque heure à de nouvelles informations en provenance du pays de Mathieu Kérékou.

Entre la déclaration des hommes du Lieutenant-Colonel, Pascal Tigri du renversement du président, Patrice Talon et la déclaration du ministre de l’intérieur disant que la « situation est sous contrôle » et les deux communiqués de la CEDEAO, d’abord de  condamnation et ensuite de remerciement de l’aviation nigériane pour son soutien au Bénin, c’est à ne plus rien comprendre.

Ce putsch, ressemble à un feuilleton à multiples rebondissements et dont le fin mot n’a pas encore été dit. C’est donc avec beaucoup de précautions que les professionnels de l’information traitent le sujet.

Les confrères et consœurs que nous avons pu joindre via Watsshap du coté de Cotonou nous ont tous confirmé la reprise de la main par le gouvernement et la traque de Tigri  et de ses hommes.

Rassuré par ces informations, l’on apprend ce soir à travers un communiqué conjoint des pays de l’Alliance des États du Sahel que le ciel de la confédération a été violé par un aéronef de l’armée de l’air du Nigéria. L’appareil en détresse a dû se poser en catastrophe à Bobo Dioulasso avec à son bord deux membres de l’équipage et neuf militaires.

Ayant condamné cette violation de son espace, l’AES a décidé d’ouvrir une enquête concernant ledit avion. Dans un contexte de querelles larvées entre l’AES et la CEDEAO, cette affaire vient donner du grain à moudre à ceux qui sont engagés pour rapprocher les deux institutions.

Avec les nombreuses vidéos qui circulent émanant des deux bords et considérées comme étant générées par l’Intelligence Artificielle, on va dire qu’après les coups d’État avec effusion de sang, les coups d’État sans effusion de sang, le Bénin vient d’inaugurer l’ère des coups d’État de l’Intelligence Artificielle.

Autres temps, autres mœurs.

Mohamed Dagnoko

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici