Il est 10 heures passés de quelques 30 minutes quand la trentaine de journalistes fait son entrée dans le centre de formation et de qualification d’artisanat de Fès.

À l’accueil, le patron des lieux, Aboujaafar Ahmed. Sous une fine pluie, entouré de ses visiteurs du jour il explique la mission du centre. Un centre qui selon lui vise à donner une seconde chance aux  adolescents qui sont déscolarisés. « Nous prenons ici des niveaux 6ème pour les apprendre des métiers et faciliter leur insertion professionnelle ».

Formant en moyenne 650 apprenants par an en 25 métiers « en voie de disparition», le centre est une initiative de la fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales dans l’éducation et la formation.

« Le tournage du bois, la tannerie, la bijouterie, la sellerie, le tissage, la poterie sont entre autres métiers auxquels nous formons. Nous tentons à travers nos formations de perpétuer la transmission pour la pérennisation de ces savoir-faire qui étaient en voie de disparition » dit Aboujaafar Ahmed.

Dans ce centre où la pratique occupe 80% du temps de la formation, ce sont 25 artisans qui veillent à faire de ces jeunes les grands artisans de demain.

« Les artisans travaillent sur place, ils ont tout ce qu’il leur faut et en retour ils forment les jeunes. C’est bénéfique pour tous » assure le directeur du centre qui ajoute que 5% des places sont réservées aux apprenants internationaux.

Former et accompagner

Dans cette cour  soignée, aux allées bien tracées, les salles de formations sont de véritables ateliers d’artisans. Dans celle de la bijouterie, à côté des machines et outils de fabrication, l’on peut admirer les résultats exposés. De magnifiques bracelets, bagues et autres bijoux que les apprenant ont confectionné.

Il en est de même des salles de tapisserie, de poterie et de tissage que les journalistes ont visité.

Après leur formation, les apprenant peuvent compter sur l’appui  du centre qui dispose en son sein d’un institut de microfinance.

« Les projets viables  sont soutenus par cet institut, l’objectif étant qu’en en plus de la formation nous puissions  permettre l’installation des diplômés. C’est en cela que nous atteignons notre objectif qui est, en plus de former de créer de l’emplois en faveur des jeunes » dit Aboujaafar Ahmed.

Émerveillés par ce centre qui,  au-delà de la formation vise à perpétuer la culture et le patrimoine marocain, les journalistes ont pu faire des achats dans la boutique du centre avant de poursuivre leur programme qui devait les conduire dans la Médina de Fès.

Au Maroc depuis bientôt une semaine sur invitation de l’Association Nationale des Médias et Éditeurs (ANME) du Maroc dans le cadre de la 35ème édition de la Coupe d’Afrique des Nations, la trentaine de journalistes d’une quinzaine de pays, au-delà des matchs de football sont en immersion et découvrent les richesses  du Royaume dans différents secteurs.

Mohamed DAGNOKO, envoyé spécial

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