Ce dimanche 28 décembre, les Guinéens sont appelés aux urnes pour élire un président. Ainsi, une élection qui marquera le retour à l’ordre constitutionnel comme l’a souhaité le peuple guinéen après le coup d’État de 2021 contre le président Alpha Condé.

Il sont environ 6,7 millions d’électeurs appelés aux urnes ce dimanche sur une population estimée à plus de 14 millions d’habitants, pour choisir un président entre neuf candidats en lice, dont une femme.

Pour rappel, sur 51 candidats qui avaient déposé leur dossier de candidature pour cette présidentielle, seulement 9 ont été retenus par la Cour Suprême. Parmi eux figure le président de la transition guinéenne, le général Mamadi Doumbouya, candidat indépendant.

C’est lui qui a conduit le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), et qui dirige le pays depuis le coup d’État.

Les huit autres candidats dont des politiciens et anciens candidats aux élections présidentielles et législatives de la Guinée depuis 2010, réussiront t-ils à battre aux urnes le Général Mamadi Doumbouya qui s’est présenté sous la bannière “Bâtir Ensemble” ?

On le saura après la proclamation des résultats ! Car les autorités guinéennes ont déjà pris toutes les mesures idoines pour la tenue de ce scrutin ce dimanche.

Pour preuve, ce samedi 27 décembre, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Ibrahima Kalil Condé, a annoncé à travers un arrêté ministériel, la fermeture des frontières terrestres et maritimes à partir de minuit, et les frontières aériennes à partir de 5 h du matin du scrutin.

De même que l’interdiction des attroupements non autorisés à proximité des bureaux de vote, ainsi que du port d’armes, même légalement détenues, dans les périmètres des centres de vote. Y compris toute activité susceptible de troubler l’ordre public.

Moussa Sékou Diaby

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