Dans la bataille des Lions, au sein du stade Prince Moulaye Abdellah de Rabat, devant près de 67 mille spectateurs, ce sont ceux de la Téranga qui sont sortis vainqueurs.
Constante depuis le début de la compétition, l’équipe la moins mis en danger et qui totalisait 12 buts avant la finale de ce dimanche 18 janvier à confirmer sa régularité et son statut de cador du football africain.
Après 2021,le sacre face au Maroc place le Sénégal dans le cercle assez restreint des pays détenteurs de deux coupes d’Afrique des nations.
Un match plaisant même si…
Les spectateurs et les millions de téléspectateurs ont eu droit à un match de très haut niveau. Le Maroc et le Sénégal, classés respectivement premier et deuxième au classement africain de la FIFA ont démontré que ces places n’étaient pas usurpées par la qualité de jeu proposé.
S’il y a eu un léger avantage pour le Sénégal, dans l’ensemble, il s’agissait d’un match plaisant jusqu’à ce penalty sifflé dans toutes dernière minutes de la partie.
À la réaction excessive du Coach Pape Thiaw, demandant à ses joueurs de quitter le terrain s’est opposé la sagesse de Sadio Mané, d’ailleurs élu meilleur joueur de la compétition.
Si l’attitude de Sadio Mané est beaucoup saluée, il faut aussi noté le sang-froid du public marocain qui, à l’image de sa sélection, mériterait bien de remporter un trophée du “public fair-play“.
Pape Gueye le sauveur
Dans une rencontre globalement maîtrisée par le Sénégal, la libération est venue du milieu de terrain Pape Gueye. Déjà buteur dans cette CAN, sa chevauchée pour s’ouvrir une fenêtre de tir et battre Yassine Bono, en première partie de la prolongation était juste magnifique.
Regrets d’après match
Si les Lions de la Teranga sont aux anges, ceux de l’Atlas dans la tristesse, il y a aussi le football qui est triste. Le spectacle offert au monde entier, à la fin d’une compétition unaniment saluée sera la tâche noire difficile à enlever.
Si Walid Regragui déplore ces images et ces scènes de violences, Pape Thiaw lui dit présenter ses excuses au football pour son attitude “à chaud“.
Si son attitude était à chaud, c’est sûr que “froidement” ell sera passée en revue par la CAF. Et à l’image d’un Samuel Éto’o, président de la Fédération Camerounaise de Football, sanctionné pour son comportement dans les tribunes, Pape Thiaw échappera difficilement à une sanction.
La fraternité malgré tout
Après la remise du trophée, dans les rues de Rabat, la fraternité avait repris le dessus. Marocains et sénégalais se congratulaient, marchaient côte à côte sans aucune animosité. Ensemble, ils affrontaient cette fine pluie et ce froid de canard pour rejoindre leurs domiciles en toute sportivité.
Une sportivité renforcée par le message de félicitations, du Roi Mohammed VI à l’endroit des deux équipes finalistes.
Mohamed Dagnoko, envoyé spécial au Maroc





