La treizième édition du festival international Didadi de Bougouni bat son plein depuis le 21 janvier dernier à travers la foire d’exposition. Les activités qui dureront jusqu’au dimanche 1er février ont été officiellement lancées ce jeudi 29 janvier sur le site de l’évènement au berge du fleuve Baoulé par les autorités traditionnelles, coutumières et administratives locales en présence du chef de cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie Hôtelière et du Tourisme qui a présidé l’activité au nom de son ministre Mamou Daffé, empêché.
C’est l’heure officielle du grand rendez-vous culturel annuel de la ville de Bougouni, chacun dans ses beaux habits longe vers le site avec leurs moyens de déplacement, la plus part à pieds. Personne ne veut rater ce moment solennel, discours des autorités, coupure de ruban et visite guidée des stands.
Après les mots de bienvenus du chef de village Seydou Diakité, son homonyme Seydou Coulibaly promoteur du festival international Didadi de Bougouni, tout jovial, affirme que tenir cet événement, c’est soutenir la vision des plus hautes autorités du pays qui ont fait de l’année 2025, l’année de la culture.
À ses dires, l’initiation repose sur la conviction profonde que le Malikoura s’inscrit dans le fondement culturel. Elle traduit la place centrale de la culture dans la construction de la nation et de la consolidation durable de la paix.
Placé sous le thème : << culture comme facteur de paix et d’unité dans un Mali multi-ethnique >>, Seydou Coulibaly dira que cette édition nous rappelle l’art et la culture. D’après lui, ils sont un puissant levier de dialogue, de tolérance et de cohésion sociale.
<< À travers la musique, la danse, le théâtre, les arts plastiques, la littérature et bien d’autres disciplines, nous racontons l’histoire commune, nos différences, mais aussi pour ce qui nous unis >>, a-t-il dit.
Didadi est un lieu de rencontre
En effet, le festival international Didadi au fil des ans, 13 ans consécutifs, s’est imposé comme un rendez-vous culturel majeur de la région de Bougouni avec toutes ces retombées économiques à travers la foire d’exposition et d’autres activités. Au programme, une conférence débat sur le thème central, des concerts géants mettant en lumière les artistes locaux, nationaux et internationaux, des courses de pirogues, des visites touristiques et une foire d’exposition mettant en valeur le savoir faire local, des produits artisanaux et culturels, selon le directeur du festival. Et tout cela, grâce à l’accompagnement de leurs partenaires et sponsors dont le ministère du tutelle, Mali tourisme, le réseau Kia, orange Mali, la presse etc.
<< Chers artistes ce festival est le vôtre. Faîtes le briller à travers votre art. Chers festivaliers je vous invite à profiter pleinement de chaque instant de cette édition ! >>, a-t-il invité.
Seydou n’a pas manqué de manifester sa joie. Il affirme être très heureux de constater qu’ils soient aujourd’hui à ce niveau. << Pour moi ce n’est qu’un début, mais ça se voit déjà que ça s’annonce bien. Nous avons plus de 150 stands fonctionnels. Des artistes de hauts niveaux sont au rendez-vous. C’est le moment du donner et du recevoir. C’est ce qui peut réellement consolider notre unité au sein d’un seul objectif, la patrie le Mali >>, a-t-il déclaré.
La treizième édition sous forte impression
<< Ma première impression c’est l’affluence. Le nombre de stands, le nombre de participants venant de partout du Mali et du Burkina Faso. Toutes les corporations. Les associations de transformation, les associations d’artisans de Bougouni. Je pense que cette édition est assez particulière parce que ça a mobilisé beaucoup de gens. Nous souhaitons bon marché pour tous les festivaliers et tous ceux qui ont pris des stands >>, a donné comme impression Salia Mallé, chef de Cabinet du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’industrie Hôtelière et du Tourisme, représentant son ministre Mamou Daffé.
Qui dira, après la visite guidée des stands, que les produits artisanaux qu’il a vu reflètent l’image de la culture malienne. Même s’il estime qu’il y a des articles qui proviennent de l’extérieur, il y a énormément de produits artisanaux qui sont appréciables.
<< On voit que de plus en plus la créativité est en marche. C’est souhaitable. Que l’on développe davantage la créativité et la production des produits artisanaux, qu’ils puissent être utilisés par les populations maliennes >> a-t-il conseillé.
Par ailleurs, le représentant du ministre Daffé a rappelé que sous la forte impulsion des autorités de la transition, le gouvernement du Mali a fait de la culture un pilier stratégique de la refondation nationale. Avant de féliciter la brillante victoire de la région de Bougouni à la biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025.
Le général de Brigade Ousmane Wélé, gouverneur de la région de Bougouni, après la visite guidée des stands, a également exprimé sa joie et sa reconnaissance surtout à Seydou Coulibaly qui a eu le courage d’organiser ce festival et de le pérenniser. << C’est avec une immense joie et une très grande fierté que nous nous tenons debout ici, pour magnifier la culture malienne à Bougouni ici, région qui vient d’être consacrée lauréat à la biennale artistique et culturelle Tombouctou 2025. Donc de nous retrouver après juste cette consécration pour ouvrir le festival Didadi, c’est vraiment que du bonheur pour la population de la région en général, et particulièrement celle de Banimonotié >>, s’est-il réjoui.
D’importantes mesures sécuritaires déployées
Dans son discours, le promoteur du festival a dédié une mention spéciale aux forces de défense et de sécurité pour leur engagement constant et professionnel qui constituent un élément essentiel pour la tenue de cet événement.
<< Je voudrais rassurer les uns et les autres que nos forces de défenses et de sécurité sont fortement mobilisées pour veiller à notre sécurité. C’est depuis une dizaine de jours que le festival a commencé. Tout se passe bien. Nous sommes très bien sécurisés. Nous allons passer un agréable moment ensemble. Il n’y aura aucun incident et nous prions Dieu pour que ceux qui sont venus d’ailleurs puissent retourner chez eux sains et saufs >>, a donné l’assurance le général de Brigade Ousmane Wélé, gouverneur de la région de Bougouni.
Il a également saisi l’occasion pour rendre un vibrant hommage aux forces armées maliennes qui assurent pleinement la sécurisation de cet événement et la protection des citoyens et de leurs biens. Avant de souhaiter vivement la prochaine édition.
Moussa Sékou Diaby





