Le FestiLire, festival du livre a démarré le vendredi 30 janvier 2026 pour terminer le dimanche 1er février 2026. Initié par la Librairie Lire à Gogo de la petite fille d’Amadou Hampâté Ba, Mme Sylla Fatoumata Sidibé, ce festival a mené un cocktail d’activité pour le goût de la lecture aux plus jeunes.

« En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. », disait Amadou Hampâté Bâ. Pour Mme Sylla Fatoumata Sidibé, promotrice du Festi Lire, si chaque vieillard est une bibliothèque, alors chaque enfant est une bibliothèque en devenir.

Mais encore, prévient-elle, « faut-il lui donner des livres. Encore faut-il lui transmettre le goût des mots. Encore faut-il lui offrir le droit de lire, de comprendre, de rêver », insiste Mme Sylla qui explique que c’est ici que commence le sens du FestiLire.

À l’en croire, le FestiLire est né du constat que le monde, dans sa configuration actuelle, va vite, consomme de l’information, mais oublie parfois de transmettre le savoir. Or, pour elle, un peuple qui ne transmet pas perd sa mémoire et un enfant sans livres est un avenir sans repères. Ainsi, le FestiLire se positionne comme un espace de transmission où le livre redevient un pont entre les générations et où les enfants découvrent que lire, ce n’est pas seulement apprendre, c’est aussi se construire, comprendre le monde, croire en soi.

Durant trois jours, au Musée national, le livre sort des étagères. Il se vit, se partage, se questionne, devient jeu, débat, création, imagination. Pendant trois jours, des enfants sans expériences, des jeunes qui cherchent leur voie, des parents, des enseignants se retrouvent autour du livre.

Une initiative à encourager 

Au nom du ministre de l’Education nationale, le directeur national de l’enseignement fondamental, Issoufi Harber Bedary Touré, a déclaré que le FestiLire est une initiative à encourager pour diverses raisons.

D’abord, il explique que le le livre n’est pas un objet ordinaire. « Il est une clé, une mémoire, une boussole. Il façonne les esprits, libère les imaginaires et prépare les nations de demain », a-t-il dit.

Ensuite, il précise que le ministère de l’Éducation nationale est convaincu qu’on ne peut bâtir une école forte sans une culture solide de la lecture. « Lire, ce n’est pas seulement apprendre à déchiffrer des mots. Lire, c’est : développer l’esprit critique, renforcer la maîtrise des langues, nourrir la créativité, construire la confiance en soi, et préparer nos enfants à devenir des citoyens éclairés », a-t-il ajouté.

À ses dires, le FestiLire crée un pont entre l’école, la famille et la société, autour d’un objectif commun : donner le goût de lire dès le plus jeune âge.

Jiadata Maïga

 

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