Condamné le 30 janvier dernier  à 3 ans de prison, Mamadou Hawa Gassama vient d’être libéré ce 10 février. Il a bénéficié d’une grâce présidentielle.

Selon son avocat, Me Mamadou Ismaël Konaté « cette mesure a eu pour effet immédiat de mettre fin à la détention de M. Gassama, qui retrouve aujourd’hui la liberté… »

Cette mesure intervient alors que le membre du Conseil National de Transition (CNT), en prison depuis le 02 juillet 2025 pour « offense au chef d’État, injure par système d’information et fausse déclaration » s’apprêtait avec ses avocats  à faire appel de la décision de justice le condamnant à 3 ans de prison, 3 ans d’interdiction du territoire ivoirienne et une amende de 5 millions de Fcfa.

Visiblement affaibli sur les derniers clichés de lui lors de ses audiences, cette grâce va faire du bien à Gassama et à sa famille.

Une leçon de réseaux sociaux

Si aujourd’hui, cette novelle qui a surpris plus d’uns est très appréciée, l’on ne n’oublie pas ce qui a conduit le tonitruant député de Yélimané dans cette galère au bord de la lagune Ébrié.

En effet, sur des plateaux, animés par des personnes aux compétences douteuses, les micros sont ouverts au tout venant pour débiter sans retenue. Si le pôle national de lutte contre la cybercriminalité fait de son mieux pour assainir la toile, le pari est loin d’être gagné.

Mais le cas de Mamadou Hawa Gassama sied bien à un adage ivoirien qui dit que « c’est conséquence qui conseille ». Peut-être avec ce qui vient de lui arriver, beaucoup prendront des précautions avant de parler sur les réseaux sociaux et surtout évoqueront des sujets dont ils ont la maitrise.

Aly Sidibé

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