Au terme de son 39ème sommet  tenu les 14 et 15 Février à Addis- Abeba, l’Union Africaine, malgré le rappelle des principes démocratiques compte adopter une nouvelle approche avec les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Cette nouvelle approche que privilégie l’institution est basée sur la « dialogue ». Ainsi, l’UA veut le maintien d’un canal de médiation permanent pour « préserver la solidarité régionale et éviter l’isolement ». Il s’agit à travers cette volonté d’éviter une rupture totale avec le reste du continent après le retrait de ces pays de la CEDEAO.

Au-delà du dialogue, l’UA va plus loin en prenant la pleine mesure de la menace terroriste dans la région du Sahel et envisage un soutien plus efficace à travers une « restructuration de la coopération sécuritaire pour soutenir la stabilité de ces États malgré leur suspension politique ».

Des restrictions malgré tout

Bien qu’ouvert à un dialogue permanent à avec les pays de l’AES et ayant la volonté manifeste de les aider à lutter contre le terrorisme, l’Union Africaine reste ferme sur certaines positions. Lors de ce 39ème sommet, l’assemblée a réaffirmé sa position de « tolérance zéro » à l’égard des pays de l’AES dont les dirigeants sont arrivés au pouvoir par des coups de force.

Ainsi, les trois pays restent suspendus des instances de l’UA « tant qu’un retour à l’ordre constitutionnel n’est pas effectif ».

Le nouveau président de la Commission, Mahmoud Ali Youssouf, a été chargé de piloter la stratégie de dialogue pour tenter de ramener les États de l’AES dans le giron institutionnel de l’UA à travers des transitions consensuelles.

Mohamed DAGNOKO