Pays très riche culturellement, le Mali a souvent péché dans l’organisation de son secteur culturel. Mais depuis la tenue des États généraux de la culture, de l’artisanat et du tourisme, les recommandations formulées permettent aujourd’hui d’aller vers la professionnalisation et la structuration du secteur. C’est dans ce cadre que s’inscrit cet atelier de validation de la classification et la catégorisation des centres culturels et festivals.
Cet exercice qui réunit les responsables de centres culturels et promoteurs de festivals est une réponse direct aux états généraux de la culture, de l’artisanat et du tourisme tenus l’année dernière et qui ont recommandé d’aller vers la professionnalisation des centres culturels et festivals pour une meilleure valorisation.
« En tant que directeur de centre, j’ignore le nombre de centres culturels à Bamako. Cet atelier est donc une occasion d’avoir le répertoire des centres à Bamako et au Mali. Si ce travail est fait, l’État peut, en fonction de ses moyens accompagner ces centres » dit Karim Togola, promoteur du « centre culturel Togola » de Sabalibougou.
Avec un nombre inconnu de centres culturels et plus de 300 festivals, cet atelier vise à donner plus de lisibilité pour pouvoir donner de la visibilité à ce qu’ils font.
« La culture c’est le ciment de notre nation, c’est le levier de notre résilience. En dotant le Mali d’un outil de classification et de catégorisation nous franchissons un pas décisif dans la renaissance et la souveraineté cultuelle, mais aussi dans la structuration et la professionnalisation » croit le ministre de la culture, Mamou Daffé.
En décrétant 2026 année de l’éducation et de la culture après avoir décrété 2025 année de la culture, les autorités témoigne leur volonté de mettre la culture au cœur de leur projet de développement.
« C’est une première, c’est une bonne chose. Nous espérons que cet atelier va être à la hauteur des attentes du département de la culture. Les festivals méritent d’avoir des cadres d’orientations et règlementaires » espère Salaha Maïga, le promoteur du festival vivre-ensemble de Tombouctou.
Cet atelier marque selon le ministre, une étape décisive vers la professionnalisation et la structuration des centres culturels et des festivals au Mali.
Mohamed Dagnoko





