Depuis le début du conflit opposant la coalition américaine et israélienne à l’Iran de nombreux pays ont fait des communiqués pour prendre position et soutenir le camp dont ils jugent la cause juste.

Mais un fait notable, c’est le silence des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES). Si certains médias, notamment français ont hâte de savoir la position de ces pays, d’autres ont vite fait de les ranger du côté de l’Iran compte des rapports entre les États de l’AES et la Russie, l’autre grand partenaire de l’Iran en plus de la Chine.

En ce qui concerne le Mali, des faits récents sont la preuve que les autorités de la transition ne se laissent plus embarquer dans des soutiens tout azimuts.

Ainsi, après la visite de Nick Cheker, le nouveau patron des affaires africaines au département d’état américain à la mi février, les États-Unis viennent de retirer le 28 février dernier de leur liste de santions les généraux Sadio Camara, Alou Boi Diarra et le Lieutenant Colonel, Adama Coulibaly.

La notification de cette levée de sanctions a été faite à  Bamako au premier ministre, Abdoulaye Maïga par l’Ambassadeur des États-Unis au Mali, Rachna Korhonen.

Ces actes posés témoignent du réchauffement des relations entre les deux pays après une période de froid et même de tensions. Un communiqué de soutien du Mali dans ce contexte à l’endroit des USA dans le conflit qui l’oppose à l’Iran n’aurait pas vexer plus que ça. Au contraire, ce soutien se serait inscrit dans la logique de raffermissement des liens.

Mais au lieu de ce communiqué réclamé par des médias français, ce jeudi 05 Mars, le premier ministre, Abdoulaye Maïga, accompagné du ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop se sont rendus à l’Ambassade d’Iran au Mali pour présenter les condoléances du peuple malien suite à la mort du guide l’Ayatollah Ali Khomenei.

Selon, le Premier ministre, le Guide iranien est « mort en martyr en défendant jusqu’à son dernier souffle l’intérêt supérieur de l’Etat et du peuple iranien ».

Son héritage d’Homme d’État et sa vision d’un monde plus juste, multipolaire et respectueux des intérêts et des identités resteront à jamais gravés dans la mémoire de ceux qui luttent pour l’indépendance et la souveraineté de leur peuple” a écrit le Généralde Division Abdoulaye Maïga dans le livre des condoléances.

Cette démarche des autorités de la transition montre leur posture équidistante entre les parties aux conflits. Une posture responsable qui s’inscrit dans la préservation des relations entre le Mali, les États-Unis, Israël et l’Iran.

Mohamed Dagnoko