Dans la même dynamique de l’année 2025, qui avait été décrétée année de la culture par les autorités de la transition malienne, cette année 2026 est consacrée à l’éducation et à la culture. Il s’agit en reconduisant la culture pour une deuxième année consécutive de consolider les acquis dont les espaces de discussions avec les jeunes.
Le ministère de la culture, au vu des résultats engrangés l’année dernière a décidé de continuer avec les initiatives dont « Faso Baro Kèneè ». Le parrain de ce mois de Mars, homme de culture et de théâtre est membre du Conseil National de Transition où il occupe la présidence de la commission en charge de la culture. Venu entretenir son public majoritairement jeune sur la culture et ses complexité, il dit avoir aujourd’hui les coudées franches pour mener à bien de nombreuses actions en faveur de la culture au sein de l’organe législatif de la transition.
« Le président du Conseil National de Transition, le Général de corps d’armée, Malick Diaw n’a pas hésité à me dire d’organiser toutes les actions utiles et il y a mis les fonds conséquents pour que cela se fasse afin qu’on puisse booster la renaissance de ce pays. Qu’on puisse amorcer enfin le processus de relance, de renaissance du Mali. Et puisqu’on parle de nouveau Mali, il a dit qu’il faut qu’on fasse le nouveau malien d’abord, qu’on le prépare pour que nous puissions avoir une société beaucoup plus viable » a dit Magma Gabriel Konaté, le parrain du mois de Mars.
Ces débats directs, notamment avec les jeunes est une façon pour le département de la culture d’exhumer les valeurs sociétales qui ont permis le vivre ensemble et la paix entre les communautés.
« Faso Baro kènè, faso sifin so ont été organisés, il y a eu des espaces d’éducation à l’art social qui a permis de toucher les jeunes. L’idée c’est de contribuer à faire le nouveau Maliden Kura en inculquant aux jeunes tous ce que nous pensons qui a permis aux communautés de vivre ensemble et en paix » a expliqué Salia Mallé, le chef de cabinet du ministre de la culture.
Une jeunesse aujourd’hui réceptive et consciente de sa mission pour bâtir un Mali à partir de ses propres valeurs.
« J’ai personnellement beaucoup appris lors de cette conférence et j’espère que c’est le cas pour mes camarades. En tant que jeune, je dois mettre en avant ma culture, m’en approprier d’abord et ensuite la valoriser » dit confiante, Rokia Doumbia, étudiante en Art à l’Institut National des Arts.
La présence massive des acteurs de la culture et des membres du Conseil National de Transition témoigne de l’importance accordée à la culture pour en faire un levier de développement du Mali.
Mohamed Dagnoko





