TEHERAN, 16 septembre (Xinhua) -- Le président iranien Massoud Pezeshkian donne une conférence de presse à Téhéran, en Iran, le 16 septembre 2024. M. Pezeshkian a affirmé lundi que son pays n'avait pas l'intention de se doter d'armes nucléaires, rejetant les inquiétudes internationales relatives à son programme d'enrichissement d'uranium. (Xinhua/Shadati)

Au 8ème jour du conflit qui l’oppose aux États-Unis et à Israël, l’Iran après avoir tenu militairement ajoute une dose de malice à stratégie : diviser pour mieux régner.

Ce samedi, dans une déclaration télévisée, son président, Massoud Pazechkian a présenté ses excuses aux pays voisins de l’Iran pour les frappes iraniennes les ayant visées depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février. Les Émirats Arabes Unis, Dubaï, Koweït, en tout, ce sont 6 pays du Moyen-Orient qui reçoivent quotidiennement les missiles et drones de l’armée iranienne et des gardiens de la révolution.

Ces pays sont visés car ils abritent des bases de l’armée américaine, bases à partir desquelles des attaques sont lancées contre l’Iran.

Après ses excuses, il a promis que ces pays ne seront plus attaqués par l’Iran sauf si ” des frappes étaient tirées depuis ces pays“.

Pour des pays éprouvés, qui cherchent désespérément comment mettre fin à ce conflit et le désastre économique avec la fermeture du détroit d’Ormuz autant dire que cette proposition de l’Iran sera analysée sérieusement.

À défaut de pouvoir sécuriser ses partenaires avec ses protections sophistiquées les États-Unis unis peuvent bien les épargner des salves de drones et de bombes qui ont fini de paralyser ces pays.

Ne pas accepter de le faire pourrait créer une dissension entre les partenaires car si Trump veut aller jusqu’au bout, pas sûr que ses partenaires veillent que le conflit soit prolongé de 24 heures surtout que le président Massoud a promis que L’Iran ” ne se rendrait pas”.

Le timing choisi pour cette déclaration est faveur de l’Iran dans la mesure où des voix jusque chez les Républicains se lèvent pour condamner cette guerre,  en Europe la posture de l’Espagne récolte des adhérents, les premières positions guerrières de la France et de l’Allemagne sont désormais tempérées.

En tout cas le répit promis par l’Iran aux pays du golf en échange de leur neutralité risque d’entamer la cohésion au sein des alliés, créer une brèche susceptible de mettre fin au conflit sans une “réédition ” de l’Iran comme souhaité par Donald Trump.

Mohamed Dagnoko