Pour mieux sécuriser le secteur aurifère, protéger l’environnement et renforcer la souveraineté économique du pays, le gouvernement malien a adopté, lors du conseil des ministres de ce mercredi 11 mars, des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Brigade spéciale des Mines.

Une brigade qui aura les mêmes prérogatives que la police judiciaire. C’est-à-dire, constater et sanctionner les infractions sur les  sites miniers d’orpaillage et dans les carrières, selon les informations fournies par le gouvernement.

D’après les autorités du pays, le secteur minier, qui constitue l’un des piliers essentiels de l’économie nationale, est confronté à des défis majeurs, notamment la prolifération de l’exploitation minière illégale, l’orpaillage clandestin, le trafic illicite de substances minérales, l’utilisation de produits chimiques prohibés, les atteintes graves à l’environnement et les risques sécuritaires dans certaines zones minières.

Cela, malgré l’existence d’un cadre juridique renforcé et les actions de répression menées depuis 2020, par les départements en charge des Mines et de l’Environnement, les infractions dans le secteur minier persistent et présentent de plus en plus un caractère structuré.

Alors, face à l’ampleur du phénomène et à ses conséquences sur la faune, la flore et le bien-être des populations, il est apparu nécessaire, aux yeux des dirigeants actuels du pays, de créer “une structure spécialisée à compétence nationale, investie des pouvoirs de Police judiciaire en vue de renforcer les mécanismes actuels de contrôle et de répression”.

Donc, la nouvelle brigade permettra d’assainir le secteur minier et de réprimer l’orpaillage illicite qui cause d’importantes pertes pour la production nationale.

Une décision qui cadre parfaitement avec les objectifs visés par les réformes du secteur minier, après la création d’une nouvelle société pour la gestion du patrimoine minier au Mali afin de mieux contrôler les ressources minières.

Vivement l’opérationnalisation de la brigade spéciale des mines pour que l’or du Mali, puisse continuer de “briller pour les Maliens“, comme l’a souhaité le Général d’Armée Assimi Goïta !

Moussa Sékou Diaby