Dans la même dynamique des activités visant à faire de la culture le socle du développement du Mali, le ministère de la culture continue à déployer ses initiatives. C’est dans ce cadre qu’un panel de haut niveau, animé par des sommités du milieu culturel a été organisé à l’endroit  de la jeunesse malienne.

Ils sont étudiants du conservatoire des arts et métiers multimédias Balla Fasséké Kouyaté et de l’Institut National des Arts. Dans ces écoles où sont enseignées de nombreux matières en lien avec la culture malienne et mondiale, il était important pour le département de la culture de consacrer une journée d’échanges avec ces étudiants sur l’importance de leur place et le rôle qu’ils peuvent jouer dans la préservation de l’identité culturelle du Mali.

« Fily Dabo Sissoko disait que si un peuple ne réussit pas à éduquer ses enfants, lorsqu’il n’ a pas la possibilité de transmettre à ses enfants les mécanismes de socialisation pour leur permettre de connaitre le savoir-faire et le savoir être, si c’est un autre qui se substitue à lui pour le faire, son acculturation est enclenchée de façon irréversible » a dit le conférencier du jour, Magma Gabriel Konaté non moins président de la commission culture du Conseil National de Transition, l’organe législatif de la transition.

À travers ces initiatives du ministère de la culture il s’agit d’appeler les jeunes à se replonger dans leur culture, à y faire recours sans y retourner. Le but étant de puiser dans la culture ce qui est nécessaire pour bâtir le présent et aller au banquet de l’universel avec leur particularité donc leur richesse.

« Les jeunes doivent se plonger dans leur propre culture pour mieux la connaitre et mieux la vivre et s’assumer. Nous sommes de plus en plus dans une dynamique de souveraineté culturelle et elle ne peut s’assumer que lorsqu’on connait sa culture » estime Salia Mallé, chef de cabinet du ministre de la culture.

Une jeunesse qui est aujourd’hui convaincue de la nécessité de cette réappropriation culturelle d’où sa participation massive à ces initiatives.

« Pour moi se réapproprier sa culture c’est la base, c’est la racine de toute chose. C’est cette chose qui nous permet quand on est perdu de pouvoir se retourner et de retrouver sa force et toute sa puissance » croit fermement la participante, Rama Coulibaly.

2026  sera une année de capitalisation sur les acquis de 2025 en matière culturelle avec pour objectif  de donner à la culture toute la place qu’elle mérite dans le développement du pays.

Mohamed Dagnoko