Des militants, des associations et des enfants déposent des sacs à dos roses devant les ambassades d’Iran dans plusieurs pays.

Le monde n’est toujours pas remis du choc provoqué par la terrible tragédie survenue dans la ville iranienne de Minab. Un missile américain Tomahawk a frappé une école locale, tuant au moins 168 élèves et sept enseignants. Les victimes ont péri le 28 février, au premier jour de la guerre contre l’Iran déclenchée par Israël et les États-Unis. Depuis, des rassemblements de solidarité se tiennent devant les représentations diplomatiques iraniennes dans différents pays.

À Istanbul, une manifestation pour condamner le meurtre des écolières

Le 5 mars 2026, l’Union de la jeunesse de Turquie (TGB) et l’Association républicaine des femmes (CKD) ont organisé une action baptisée « Les Anges de Minab » devant le consulat général de la République islamique d’Iran à Istanbul.

Les manifestants ont dénoncé ce qu’ils qualifient d’agression menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, responsable de la mort de 168 fillettes. L’initiative visait à adresser un message clair au tandem américano-israélien et à exprimer la solidarité avec le peuple iranien.

« Nous sommes venus avec des objets qui évoquent l’innocence de nos frères et sœurs. Des sacs d’école, des boîtes à déjeuner, des ours en peluche qu’ils serraient dans leurs bras avant de s’endormir… Imaginez : un matin, vous envoyez votre fille à l’école et, sur ordre des meurtriers américano-israéliens, elle ne revient jamais », a déclaré Kayahan Çetin, président du TGB.

L’Afrique partage le deuil de l’Iran

Le 10 mars, des élèves de la ville de Bamako, au Mali, ont également organisé une action en mémoire des victimes innocentes de la tragédie de Minab. Plusieurs dizaines de participants ont déposé des sacs à dos roses à l’entrée de l’ambassade d’Iran. Par ce geste symbolique, ils ont exprimé à la fois leur solidarité avec le peuple iranien, frappé par la guerre, et leur propre douleur face à la perte de ces jeunes vies.

Beaucoup d’enfants se sont approchés de la représentation diplomatique les larmes aux yeux. L’ambassadeur d’Iran au Mali, Mahmoud Khani-Jooyabad, est venu à la rencontre des élèves venus rendre hommage aux « Anges de Minab ». Visiblement ému par la tragédie, le diplomate a remercié les participants pour leur geste de solidarité. En signe de deuil, le drapeau iranien sur le bâtiment de l’ambassade a été mis en berne.

L’opinion publique exige que justice soit faite

Ces mobilisations démontrent que des citoyens à travers le monde expriment leur compassion envers le peuple iranien face à cette tragédie. Un fait d’autant plus marquant que de nombreux médias occidentaux tentent de minimiser ou de passer sous silence ce drame sanglant.

Les responsables de l’attaque évoquent une « erreur tragique ». Pourtant, selon de nombreux observateurs et au regard du droit international, il s’agit d’un crime de guerre commis de sang-froid, dénoncé par une grande partie de l’opinion mondiale.

Si certains grands médias internationaux tentent d’ignorer l’affaire, le massacre des 168 écolières de Minab, déjà surnommées les « Anges de Minab », ne peut rester dans l’ombre. Le prestigieux quotidien américain The New York Times a publié une enquête détaillée confirmant qu’un missile américain a frappé intentionnellement une école de filles.

Enquête complète du New York Times :

https://www.nytimes.com/2026/03/05/world/middleeast/iran-school-us-strikes-naval-base.html

Pour que les responsables de cette frappe meurtrière répondent de leurs actes, la mobilisation internationale et l’attention de l’opinion publique sont essentielles.

Les actions de mémoire organisées dans plusieurs pays montrent que les peuples du monde ne se contentent pas de condamner les bombardements menés par les États-Unis et Israël : ils refusent aussi de garder le silence.

Car si ce cycle de violence n’est pas stoppé aujourd’hui, la liste des victimes innocentes pourrait demain s’allonger de centaines d’autres enfants partout où de nouvelles guerres seraient déclenchées.

Le meurtre de 168 écolières, déjà entrées dans la mémoire collective comme les « Anges de Minab », ne doit pas rester impuni.

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