Après 29 jours d’abstinence, de prières et d’entraide entre musulmans, la communauté a célébré aujourd’hui la fête de l’Eid El Fitr. À la grande Mosquée de Bamako, hommes, femmes et enfants ont en chœur prié pour un Mali en paix et réconcilié.
Aux premières heures de la journée, les fidèles musulmans ont commencé à sortir de leurs maisons, vêtus de leurs plus beaux atours, empruntant les chemins menant à la Mosquée. Après un mois de jeûne, de dévotion et de prières intenses, il s’agissait pour les musulmans de venir en ce jour fête réitérer ces prières.
« Mais vœux sont ceux de tout bon malien à savoir que Dieu aide notre pays à sortir de la crise qu’il traverse depuis bien trop longtemps. Je souhaite que les maliens se donnent la main, que ceux qui ont pour diverses raisons pris les armes contre la patrie reviennent à la raison pour qu’on puisse construire le pays ensemble » souhaite Djéliman Soumano, coordinateur des griots
Tout comme lui, Ibrahima Baïni Diarra estime que les « petites querelles » ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel qui est de « construire un pays fort ». Il invite donc les maliens à la retenue, à la compréhension et au pardon pour sortir de cette crise.
Après avoir dirigé la prière, l’Imam a fait un sermon appelant au pardon et à la cohésion entre les maliens. Il a aussi souhaité que les dirigeants actuels puissent bénéficier du soutien nécessaire pour la réussite de la transition. Un message qui trouve échos auprès des fidèles, notamment des femmes.
« Je souhaite que le pays soit en paix. Je prie donc que les dirigeants actuels soient à la hauteur de la mission. Que Dieu veille sur eux ainsi que tous le soldats déployés sur les différents fronts pour sécuriser le pays » prie Alima Koné.
Ces prières formulées par la Umaa islamique sont pratiquement les mêmes depuis 2012. Année qui a vu le pays basculé dans une crise multidimensionnelle aux graves conséquences. Une crise qui continue à retarder la marche en avant du pays vers son développement.
Mohamed Dagnoko





