Entendu le 09 mars dernier par les juges du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, le journaliste, Directeur de Publication de l’hebdomaidaire,l’Alternance, Youssouf Sissoko a été fixé sur son sort ce 23 mars. Ila été condamné à 2 ans fermes et au paiement d’une amende de 1 million de Fcfa.

Lors de l’audience du 09 mars dernier, le procureur avait requis 5 ans d’emprisonnement ferme et dix ans de suspension de son journal.

À noter que Youssouf Sissoko a été placé en garde à vue le 5 février dernier suite à la publication d’une contribution assez acerbe contre le président du Niger, le Général Abderahmane Tiani qui avait dans une interview pointé un doigt accusateur vers la Côte d’Ivoire, le Bénin et la France d’être à l’origine de l’attaque terroriste qui a visé la base 101 de l’aéroport Hamani Diory de Niamey dans la nuit du 28 au 29 février 2026.

Les chefs d’accusations qui ont été retenus contre lui sont «diffusion de fausses informations, atteinte à un chef d’État étranger».

L’ASSEP réagit 

Dans un communiqué signé de son président, Boubacar Yalkoué, l’Association des Éditeurs de presse Privée (ASSEP) se dit « indignée » de la condamnation de Youssouf Sissoko. L’association dit déploré cette décision qui pour elle est « un recul préoccupant de la liberté d’expression et de la liberté de presse ».

Cette décision pour l’ASSEP est un précédent fâcheux qui va d’avantage fragilisée les entreprises de presses qui font déjà face à un contexte difficile.

« l’ASSEP appelle les autorités compétentes à faire preuve de discernement et à garantir un environnement juridique et institutionnel favorable à l’exercice libre et responsable du métier de journaliste » peut-on lire dans le communiqué.

Aly Sidibé