La retrait de la reconnaissance du Mali à la RASD fait la “UNE” de la presse malienne. Ici, il s’agit d’une décision largement appréciée à travers les divers genres journalistiques explorés pour en parler.
Le quotidien national l’Essor barre à sa manchette « Le Mali ne reconnait plus la République Arabe Sahraoui Démocratique en tant qu’État ». Un titre soutenu par la photo des ministres des Affaires Étrangères du Mali et du Maroc, Abdoulaye Diop et Nasser Bourita. Dans le corps de l’article, une bonne partie de la déclaration faite par Abdoulaye Diop le vendredi dernier à Koulouba est reprise. Week-end oblige, c’est ce lundi que le journal a pu exploiter ladite déclaration.
Conscient de l’aspect quelque peu réchauffé de cette information qui a déjà fait le tour du monde par la magie d’internet et des médias dits chauds, le journal a consacré un article à la « coopération fructueuse qui se consolident » entre le Mali et le Maroc. Un papier qui revient largement sur les différents domaines de coopération entre les deux pays des banques aux assurances en passant par la télécommunication.
Mieux, le Directeur Général a consacré un éditorial pour souligner le « pragmatisme du Mali sur la question Sahraoui ». « En retirant sa reconnaissance à la RASD, le gouvernement du Mali affirme sa souveraineté après des analyses géopolitiques adaptées aux réalités actuelles, comme il l’avait fait en 1982 en l’accordant. Cette position, restée gelée depuis 1990, trouve désormais son aboutissement dans la décision du 10 Avril 2026 » peut-on lire sous la plume de Alassane Souleymane.
Tout comme le quotidien national, le quotidien privé le plus lu de la place, l’Indépendant adopte la même formule : Compte rendu plus éditorial. Le compte rendu fait le point de la déclaration et dans l’éditorial dénommé « Ligne de force » du Directeur Général, Saouti Haüdara on analyse la décision des autorités.
Pour Saouti Haïdara, il était difficile pour le Mali de se « soustraire » de la dynamique de changement conçue et mise en œuvre par une diplomatie marocaine alliant « perspicacité, patience et efficacité ».
Il estime que c’est avec la chute du régime du Général Moussa Traoré en Mars 1991 qui « soutenait aveuglement la fantomatique RASD sous l’influence de l’Algérie à laquelle il vouait une dévotion totale » que la position de Bamako a commencé à se rapprocher de celle de Rabat pour finalement s’aligner le 10 Avril dernier.
Pour l’hebdomadaire le Repère cette décision RABAT tout simplement les cartes diplomatiquement.
Mohamed DAGNOKO





