Après Donéguébougou et Safo, le ministre de l’élevage et de la pêche et son collègue de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable se sont rendus à Koulikoro et Tienfala pour visiter les sous projet d’installation d’écloserie piscicole moderne à Koulikoro et le projet de production piscicole avec la technologie du système aquacole de recirculation à Tienfala. Deux projets qui avancent à hauteur de souhait et dont les résultats à ce jour ont été appréciés par les deux ministres.
Dans la ferme piscicole de Ahmed Cherif dit Oumar Fofana, les deux délégations ont pu, sous la conduite du promoteur, faire le tour et constater de visu l’évolution des activités piscicoles. L’enveloppe de près de 75 millions de Fcfa allouée à ce projet par le Projet de Restauration des Terres Dégradées au Mali (PRTD-Mali) a permis de « réhabiliter » l’écloserie de la ferme.
Avec ses 36 incubateurs en activité, la capacité de production se chiffre entre 200 et 300 mille alevins par an selon Ahmed Chérif dit Oumar Fofana. Pour celui qui a commencé la pisciculture depuis 2007 avec pour principale activité le grossissement et un peu d’écloserie, il affirme qu’aujourd’hui grâce au financement perçu il peut faire face à la demande régionale en terme de fourniture d’alevins et ainsi mettre fin aux incessants déplacements à Bamako pour s’en procurer.
Dans sa ferme piscicole à Tienfala, Maïmouna Touré va bientôt mettre sur le marché quelques 13 tonnes de poissons. Selon le président de l’interprofession, Cheick Oumar Diaouré Maïga ce sont 14 mille 500 alevins qui ont été mis à sa dispositions. Si ce résultat est aujourd’hui possible c’est selon Maïmouna Touré grâce à l’appui financier du PRTD qui lui a permis d’avoir un forage, deux grands bassins, de clôturer sa ferme et d’avoir de l’aliment pour les poissons à suffisance. En ce qui concerne l’alimentation, selon le président de l’interprofession, le récent partenariat avec une entreprise marocaine a permis de faire un grand stock et surtout de diminuer le coût.
Voir Maïmouna Touré travailler avec des alevins qui viennent de chez Ahmed Chérif dit Oumar Fofana et d’autres acteurs a ravi le ministre de l’élevage et de la pêche pour qui, cela montre que les acteurs « travaillent main dans la main pour assurer la sécurité alimentaire avec des produits sains et à des prix abordables ». Il s’est aussi réjoui de voir que la « chaine est maitrisée ». De la visite à Donéguébougou où des géniteurs sont incubés, à Koulikoro où il y a des alevins, des alevins qui sont grossis à Tienfala et vendus dans la poissenerie à Safo pour le ministre Youba Ba « le processus de mise en œuvre de la politique de la pêche et de l’aquaculture est en mouvement avec l’appui du PRTD ».
Un PRTD qui selon la ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable vise à « renforcer la production locale de poissons, moderniser les pratiques aquacoles, soutenir les producteurs et permettre la création d’emplois ». La finalité étant selon elle de renforcer la souveraineté alimentaire, inciter les communautés à consommer local et permettre, conformément à la vision du président de la transition, le Général d’Armée Assimi Goïta la création d’emplois en faveur des jeunes.
Après les efforts du gouvernement malien et de la Banque Mondiale pour soutenir les 396 plans d’affaires retenus, Doumbia Mariam Tangara a appelé les producteurs à prendre soins des investissements tout en y apportant des innovations. Des innovations comme celle de la ferme piscicole de Ahmed Chérif dit Oumar Fofana où il y a un système qui permet de recycler l’eau usée et de le réutiliser. Selon elle ce sont des innovations comme ça qu’il faut surtout dans « un pays sahélien comme le Mali ».
Mohamed DAGNOKO





