C’est sous une forte présence des forces de l’ordre et de défenses que les fidèles musulmans ont prier à la grande mosquée de Bamako à l’occasion de la fête de l’Eid el Kebir. Une situation qui s’explique par les récentes attaques terroristes qui ont visé le pays.
Comme chaque année, les fidèles musulmans ont afflué à la grande mosquée de Bamako pour la fête de l’Eid El Kébir. La particularité cette année, c’était qu’au milieu des fidèles vêtus de leurs plus beaux atours il y avait la présence remarquée des forces de l’ordre et de défense procédant à des contrôles minutieux avant d’accéder à la mosquée. Loin de créer une psychose, c’est une présence qui a rassuré les fidèles.
« Nous nous sentons vraiment en sécurité avec la présence des policiers et des militaires. Compte tenu de ce que vit notre pays, il est important de renforcer la sécurité et c’est qui est en train d’être fait et je trouve que c’est une bonne chose. On remarque aussi qu’il y a une grande affluence cette année » témoigne Mohamed Kimbiry, premier secrétaire à l’organisation du Haut Conseil Islamique du Mali
Prier à la grande Mosquée de Bamako, c’est être témoin de cette singularité qui consiste à accompagner les familles fondatrices de la capitale par des chants et des sons des tams-tams jusqu’aux portes de l’édifice. Une tradition adaptée et perpétuée par les griots.
« Les Niaré sont les fondateurs de Bamako. Avant, quand ils se rendaient sur les lieux d’adoration du Komo, ils se faisaient accompagner par les griots. Et maintenant qu’ils se sont islamisés, on a adapté et on les accompagne à la mosquée. Il s’agit pour nous griots de perpétuer une tradition très anciennes » explique le griot Bourama Soumano.
Comme à chaque fête, ici, les fidèles ont prié pour un Mali en paix et réconcilié.
« Je prie pour une vraie entente entre les maliens. Si nous ne nous donnons pas la main, il sera difficile de ramener la paix. La paix, c’est justement ce que je souhaite à mon pays en cette journée particulière » dit Touré Fatoumata Bintou Haïdara.
À défaut du mouton dont les prix ont pris l’ascenseur, beaucoup se sont cotisés pour s’offrir des bœufs.
Mohamed Dagnoko





