Il était adulé. Ngolo par-ci, Ngolo par là. La presse française et le monde n’en revenaient pas de voir un homme de sa stature avec une telle humilité. Il fuyait et continue à fuir la lumière dans un monde de m’as-tu vu.
Grand artisan de la victoire de la France à la coupe du monde 2018, Ngolo a toujours répondu à l’appel du maillot français sans jamais renier ses origines maliennes.
Il n’a pipé mot quand il a été mis à l’écart après son saut dans le championnat d’Arabie Saoudite. Il est revenu sans fracas quand il a été appelé par Deschamps.
Ses prestations avant la coupe du monde ont fini de convaincre les plus sceptiques qu’il avait bien sa place dans cette équipe d’où sa présence au mondial. Il ne s’agissait pas d’un passé droit mais d’un choix basé sur ses qualités.
Alors, qu’il soit mis sur le banc pendant toute la compétition à fait réagir. Personne n’a compris ce choix de Deschamps qui pourtant a toujours été juste et bon avec Ngolo. Était-il contraint ?
En tout cas, depuis l’affaire du retrait du brassard par Mbappé avant son entrée en jeu, plusieurs versions ont été servies sur les relations entre Mbappé et Ngolo.
C’est secret de polichinelle de dire que si Mobutu te veut pas en bleu, tu es mal barré. Ngolo aurait-il fait les frais d’une brouille avec Mbappé ? On ne saurait l’affirmer.
Mais si après ce qu’il a vécu à la Coupe du monde, voir aujourd’hui la presse française s’acharner sur lui, pour tenter de saper son image on n’est pas loin de penser à une campagne contre celui qui n’a jamais fait de vagues même quand il le fallait.
Cette campagne nauséabonde démontre comment ont peut être ingrat envers même ceux qui ont été les plus dévoués.
Peu importe ce que pourra DIRE ou ÉCRIRE les médias français, Ngolo lui, a déjà posé des ACTES et c’est ce que le monde reviendra.
Mohamed Dagnoko





