Ce lundi 27 juillet, le directeur de publication du journal 22 Septembre, Chahana Takiou comparaissait devant les juges du pôle judiciaire spécialisé contre la cybercriminalité.

Il devait répondre aux charges d’ « atteinte au crédit de l’État à travers l’institution judicaire ». Placé sous mandat de dépôt depuis le 08 juin, Chahana avait lors de la première édition du Forum Panafricain des Médias (FOPAME) affirmé que les magistrats reléguaient au second plan la loi 2000 qui régit le régimes de presse au profit de la loi sur la cybercriminalité qui elle, occasionne l’emprisonnement de nombreux journalistes.

À l’issue des débats, le procureur a requis un an d’emprisonnement dont 6 mois avec sursis contre lui. Le délibéré est mis au 03 Août prochain.

À noter que sa demande de mise en liberté provisoire avait été refusée le 29 juin dernier.

Une autre affaire et non des moindres  était devant les juges de la chambre criminelle cour d’appel ce lundi, c’est le cas de Ben le Cerveau.  Ancien membre du Conseil National de Transition, il est en prison depuis 2023 pour « menaces et injures » par le biais d’un système d’information.

Le parquet a requis une peine de 10 ans de réclusion criminelle. Tout comme Chahana Takiou, son délibéré a été aussi mis au 03 Août dernier.

Au sortir de la salle, son avocat dira que l’audio incriminant son client a été obtenu de façon illégale car aucune décision de juge n’a autorisé la mise sous écoute de son client.

Selon lui, au cours des débats, l’origine de l’audio n’a pas été clairement définie, l’association qui a porté plainte ne s’est pas présentée et en lieu et place c’est l’État lui-même qui s’est constitué partie civile.

Autant de vices qui selon lui devaient entrainé l’annulation de l’audio du dossier et si selon lui l’audio n’existe plus il n’y a plus de jugement.

Mohamed DAGNOKO