En seulement un mois ce sont 166 militaires maliens qui ont été libérés grâce aux efforts des autorités de la transition.

Détenus pour la plus part depuis les événements du 25 Avril dernier, ces militaires regagnent leurs familles et leurs frères d’armes après des mois de captivité.

ce vendredi 28 Août, ce sont 62 militaires qui ont été conduits de Kidal à Niamey au Niger où doit avoir lieu leur libération. Ce qui démontre le rôle jouer par le Niger, cet autre pays de la confédération de l’alliance des États du Sahel.

En début de ce mois d’août, le 13 plus précisément, l’on assistait à l’une des plus grandes libération (en nombre) de militaires. Il étaient au nombre de 82. Si beaucoup avaient été fait prisonniers lors des événements du 25 Avril et jours suivants, il y avaient certains qui étaient détenus depuis 2023. C’est le cas du fils du Général Cissé. Le commandant Cissé qui avait été arrêté à Bourem.

Lors de la réception de ces ex-otages au palais présidentiel, les autorités avaient donné l’assurance de tout mettre en œuvre pour faire libérer ceux encore aux mains du Front de Libération de l’Azawad et de ses partenaires.

Une promesse qui a porté fruits 10 jours plus tard. Le 23 Août ce sont 22 militaires qui recouvraient la liberté. Ils étaient échangés contre 8 combattants des groupes armés.

Et aujourd’hui, avec la libération annoncée de 62 militaires, cela fera un total de 166 militaires libérées en seulement un mois.

La diplomatie et le bâton 

Au moment où a lieu cette vague de libération, les vecteurs aériens de l’armée continuent a pilonné les positions des groupes armés terroristes. La dernière en date a eu lieu le 24 Août. Des positions des groupes armés à Abeibara ont été « traitées avec succès ».

Si le Maroc, la Libye ( où ont été libérés des membres de Africa Corps) et aujourd’hui le Niger sont cités comme ayant des rôles dans ces différentes opérations, cela dénote de la diplomatie agissante des autorités de la transition.

Ces libérations interviennent aussi dans un contexte de dégel dans les relations entre le Mali et l’Algérie. Le Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye Maïga vient d’achever une visite de travail à Alger.

Cette diplomatie « réaliste » n’empêche pas les opérations militaires comme pour dire que si le tout militaires n’est pas la solution, l’option diplomatique aussi ne saurait annihiler les efforts militaires sur le terrain.

Cette intelligente jonction entre les deux dynamiques permettront certainement une résolution plus rapide et plus durable de la crise malienne et au delà dans le Sahel.

Mohamed Dagnoko