Hier samedi, il étaient plusieurs centaines de dakarois à répondre à l’appel du collectif « 30 jours pour le juste prix » à marcher pour protester contre le coût élevé de la vie.

« Stop à la vie chère » « juste prix mon combat » sont entre autres slogans qui barraient les pancartes exhibées par les marcheurs tout le long de leur parcours. À côté des pancartes, plus expressifs, les marcheurs portaient des ustensiles de cuisine, des paniers vides pour signifier au plus hautes autorités que la ménagère n’en peux plus.

Mais pas que le panier de la ménagère, la cherté selon les marcheurs concerne l’électricité et le logement. Avec le Kilogramme du poisson à 3500 Fcfa et des loyers dont les prix sont fixés sans tenir compte de la bourse des populations, et les factures d’l’électricité qui gonflent, le collectif à l’initiative de la marche interpelle un régime qui a promis le changement et la régulation du coût de la vie.

Cette marche intervient alors même que le 02 Septembre dernier, le président Bassirou Diomaye Faye, en conseil des ministres  donnait des instruction sur la réglementation des loyers en ces termes « l’impératif de réguler les coûts des loyers avec un déploiement efficace des dispositifs réglementaires et coercitifs appropriés ».

Si l’on peut penser qu’à travers ces instructions du Président Faye que les préoccupations des populations sont au cœur de l’agenda présidentiel, le collectif à l’initiative de la marche estime qu’il est temps de passer des discours aux actes.C’est pourquoi le collectif inscrit sa lutte dans le long terme.

Dans un contexte politique tendu notamment entre le Président de la République et son ancien mentor actuel président de l’Assemblée Nationale, le collectif « 30 jours pour le juste prix » a tenu très vite à clarifier sa position pour éviter les interprétations et autres récupérations politique. Son porte-parole Bathié Drissy précisera « Ce collectif est une initiative citoyenne. Il n’a aucune couleur politique. Ce sont des consommateurs qui subissent la cherté de la vie ».

Mohamed Dagnoko