Ce 27 Septembre, le monde, comme chaque année célèbre la journée internationale du tourisme.

Une journée qui magnifie le tourisme, les sites touristiques et met en avant le potentiel du tourisme en matière de création d’emplois, de découvertes et surtout d’intégration des communautés.

Longtemps, le Mali a fait partie du peloton de tête des pays africains qui recevaient le plus de touristes. Des falaises de Bandiagara aux dunes de Tombouctou en passant par la Venise Mopti et sa jumelle Djenné, les touristes se bousculaient aux portes du Mali.

Les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, de l’artisanat, des guides tournaient alors à plein régime dans ces régions les plus visitées.

Mais depuis le début de la crise sécuritaire en 2012, les touristes se font rare entraînant la perte de nombreux emplois.

Avec l’avènement des nouvelles autorités, plusieurs initiatives ont vu le jour. Il s’agit de faire la promotion du tourisme local en lieu et place de celle inexistante de l’international.

Ainsi, des initiatives du ministère de la culture et de la direction nationale du tourisme comme « Bamako City tours » ou encore «  les maliens visitent le Mali » visent à proposer des programmes permettant aux maliens de visiter les sites touristiques du pays.

Et comme les sites les plus connues et visitées sont actuellement dans des zones d’insécurité, les régions comme Sikasso, Bougouni, Kayes, Koulikoro et la capitale Bamako qui renferment aussi d’importants sites touristiques sont privilégiées.

Pour aller plus loin dans la dynamique, et conformément aux activités de l’année de la culture, le ministère a décidé de consacrer pour la première fois tout un mois au tourisme.

Il s’agit de ce mois de Septembre,mois dans lequel est aussi célébré la journée internationale du tourisme.

Des parrains ont été choisis, des sites déterminés et les activités ficelées. À terme, il s’agit d’inscrire dans les mœurs des maliens la culture du tourisme interne et par ricochet permette la viabilité des secteurs qui œuvrent dans le tourisme.

Le choix majoritairement porté sur les enfants pour le « Bamako City tours » formera des adultes qui, demain ne vont pas assimiler toute idée de tourisme au fait de quitter le pays pour des destinations essentiellement européennes ou américaines.

Mohamed Dangnoko