Au Mali, après la réforme du code minier en 2023, c’est pour la première fois que le ministre en charge des Mines a rencontré la presse nationale et internationale pour faire le point sur l’état de la mise en œuvre du nouveau code, des avantages générés par la loi sur le contenu locale et de l’opération d’assainissement en cours depuis cette date.
En 2025, le Mali a produit 42,2 tonnes d’Or contre 54,8 tonnes en 2024. Ce recul de 22,9% était dû à des opérations d’assainissements enclenchées qui portent aujourd’hui fruits. Malgré la baisse de production, les exportations en 2025 ont atteint 2750 milliards de Fcfa contre 1610 milliards en 2024.
Les chiffres de cette année 2026 s’annoncent prometteurs
« Pour cette année 2026, 23,5 tonnes ont été produites industriellement au premier semestre contre une prévision de 21,2 tonnes contre 18 tonnes un an plutôt. Plus de 30% de hausse, et au-dessus de notre prévision de 21,1 tonnes. Fekola a produit 8,85 tonnes. Loulo a produit 6,9 tonnes, soit déja plus que sur toute l’année 2025. Notre objectif pour 2026 est de 43,2 tonnes, et nous sommes en bonne voie pour l’atteindre » a rassuré le ministre des mines, Amadou Keïta.
Inauguré en juin et Novembre 2025, les mines de lithium de Goulamina et de Bougouni
ont produit 590 000 tonnes de concentré de Spodumène. Les recettes générées grâce à la réforme du code minier et de la loi sur le contenu local servent en plus de l’État, à développer les localités.
« Le fonds minier de développement local, alimenté par la contribution des titulaires de titre d’exploitation et des industriels de carrières, s’élève à plus de 18,4 milliards de francs CFA pour l’exercice 2025 » a dit le ministre.
Les opérations d’annulation et d’attribution de permis entrant dans le cadre de l’assainissement du secteur vise à sécuriser les sociétés en règle et ne saurait être perçues comme des obstacles.
« Une société qui respecte ses obligations n’a rien à craindre de l’assainissement. Elle y gagne un cadastre lisible, des titres sécurisés et des concurrents défaillants en moins » a affirmé Amadou Keïta.
Le commissariat pour coordonner l’action de l’État, l’ouverture d’une école des mines et du pétrole s’inscrivent dans une perspective de faire en sorte que l’Or malien brille d’abord pour les maliens.
Mohamed Dagnoko





