Issouf Koné, journaliste culturel et Directeur Général de Kone’xion Culture, vient de remporter le Grand Prix des Critiques Africaines 2026, à l’issue de la première édition du Laboratoire des Critiques Africaines, initié par l’Association NORD OUEST CULTURES et son réseau panafricain CRITIQUES AFRICAINES.
La distinction lui a été décernée le 31 octobre 2026 à Ouagadougou, au Burkina Faso, par un jury présidé par la femme de théâtre Odile Sangara, au terme d’un parcours de formation et d’accompagnement de plusieurs mois, conclu par une résidence critique immersive organisée dans le cadre des Récréâtrales Élan 2026.
Cette première édition consacrée au théâtre qui constitue la 7eme du Prix créé en 2020, a réuni 16 journalistes culturels et critiques d’art issus de 11 pays africains.
Les 16 participants ont pris part au processus, avant qu’une sélection finale ne retienne cinq candidats représentant le Burkina Faso, le Burundi, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo et le Mali. Durant leur parcours, les participants ont été invités à développer leurs capacités d’observation, d’analyse et d’écriture critique autour des pratiques artistiques contemporaines.
La dernière étape, organisée du 24 au 31 octobre à Ouagadougou, leur a permis de confronter leurs regards aux œuvres théâtrales, de produire des analyses et de défendre leurs démarches critiques.
Avec cette distinction, Issouf Koné devient le premier lauréat de cette nouvelle formule (théâtre), du Prix des Critiques Africaines, qui entend contribuer à la reconnaissance et à la professionnalisation des métiers de la critique sur le continent.
Au-delà de la consécration individuelle, ce prix met en lumière une conviction fondamentale : la création artistique a besoin d’un regard critique indépendant, documenté, argumenté et capable de nourrir le dialogue entre les artistes, les professionnels et les publics.
Le Grand Prix des Critiques Africaines 2026 consacre ainsi un parcours et affirme une ambition : faire de la critique artistique une composante essentielle de la vie culturelle africaine.
Le Lauréat
Issouf Koné est un journaliste culturel malien, étudiant en patrimoine, archives orales et audiovisuelles au Conservatoire de Paris. Il est cofondateur de Kone’xionCulture dont il assure la Direction générale. Egalement initiateur du Forum national du Hip-Hop malien dont la première édition se tiendra du 13 au 15 Novembre au Palais de la Culture de Bamako.
Il s’intéresse à la critique depuis quelques années et traine sa passion pour l’écriture depuis le collège. Auteur d’une pièce de théâtre « Au nom du thé, du sucre et du grin », Issouf Koné est également lauréat de la catégorie Journalisme citoyen 2019 au Mali Média Awards.
Il est le lauréat du Grand Prix des Critiques Africaines 2026, une distinction obtenue au terme de la première édition option théâtre du Laboratoire des Critiques Africaines, créé en 2020.
Son parcours au sein du Laboratoire l’a conduit à franchir plusieurs étapes de sélection et de production critique, jusqu’à’à la finale organisée à Ouagadougou.
Pendant plusieurs mois, il a pris part à un dispositif qui associe formation, accompagnement éditorial, observation des œuvres et exercices d’écriture.
Cette démarche place la pratique critique au centre de l’apprentissage : il ne s’agit pas seulement de rendre compte d’une manifestation artistique, mais d’interroger les œuvres, d’analyser leurs propositions esthétiques et de construire un point de vue argumenté.
Sa sélection parmi les cinq finalistes, puis l’obtention du Grand Prix, constituent une reconnaissance de son travail dans le cadre de cette initiative panafricaine. La distinction d’Issouf Koné représente également une reconnaissance pour les acteurs du journalisme culturel au Mali.
Dans un environnement où la couverture médiatique des arts est souvent dominée par l’annonce des événements, la promotion des spectacles et les comptes rendus, la critique artistique revendique un espace spécifique : celui de l’analyse, de l’interprétation, de la mise en perspective et du débat.
Cette distinction contribue à rappeler que les journalistes culturels ne sont pas uniquement des relais d’information. Ils peuvent également être des producteurs de savoirs, des observateurs des mutations esthétiques et des interlocuteurs importants dans le développement des industries culturelles et créatives.
La Rédaction





