Ces derniers 72 heures ont été très pénibles pour les bamakois. Des quartiers ont eu moins de 3 heures d’électricité en 48 heures. Autant dire que l’amélioration promise par le ministre de l’énergie est reportée au calendes grecques. 

Pour exprimer le ras-le-bol, ça râle notamment sur les réseaux sociaux. Du pamphlet au sarcasme, aux témoignages d’activités à l’arrêt tout y passe. Et comme toute réponse : pas de réponses. 

Facile donc de comprendre pourquoi la manifestation organisée par les autorités pour soutenir leur décision de se retirer de la CEDEAO n’ai pas drainé de monde. 

On doit s’arranger. Quand tu ne m’arrange pas , ne me demande pas d’en faire autant pour toi semble dire les maliens qui ont boudé cette manifestation.

De Ségou où est pondu cet édito, c’est avec des yeux rougis par toute nuit sans dormir faute de courant. Ici, même des hôtels qui accueillent beaucoup de clients à cause du festival sur le Niger ont renoncé à la solution alternative des groupes électrogènes. 

« Si nous le faisons, avec le prix du carburant, nous n’allons pas nous en sortir » se désole le promoteur de notre hôtel.

Sans grand espoir, les maliens espèrent que EDM va leur permettre de suivre la victoire des Aigles du Mali face à la Côte d’Ivoire.