Chanteuse française la plus écoutée dans le monde, Aminata Danioko alias Aya Nakamura ne serait pas digne de chanter à l’ouverture des Jeux Olympiques Paris 2024. Ce qui est encore à l’état de rumeur a négativement fait réagir des français.
Des lambdas aux personnalités, on s’étrangle de voir Aya représenter la culture française. Pour eux, être l’artiste française la plus écoutée dans le monde n’élève pas au rang de certains comme Florent Pagny ou Mylène Farmer, ceux-là qu’ils souhaiteraient voir chanter au lieu de la bamakoise.
Oui car aujourd’hui, il lui est clairement rappelé que « Ya pas moyens Aya, ici c’est Paris pas le marché de Bamako ». Et dire que c’est là-bas qu’elle paie ses impôts et non à Bamako encore moins à Mahina d’où est originaire la belle liane khassonkhé.
Citée par le média britannique, le Guardian, Mekolo Bilogui, journaliste spécialisée en rap, dit que cette affaire « en dit long sur l’étendue du racisme en France ». « Pendant longtemps, la France a su cacher son racisme. Plus maintenant ».
Ceux qui s’en prennent à Aya aujourd’hui sont les mêmes qui, en 2018, ont crié à vomir leurs tripes quand le jeune…français d’origines algéro-camérounaise, Kylian Mbappé offrait une deuxième coupe du monde à la France.
D’ailleurs, ce lundi, ces…dignes ambassadeurs du Foot français : Mbappé, Dembélé, Koundé, Camavinga, Tchouaméni, Samba, Fofana, Konaté, Diaby ont été mitraillés par les flashs, fait la « UNE » de tous les grands médias du pays de la fraternité et de l’égalité.
Que quelques voix, gênées aux entournures sortent pour apporter des semblants de soutiens, on se souviendra que ce sont des voix qui ont été toujours absentes quand Aya se prenait des volées de bois verts sur ses tenues, sa grammaire, son vocabulaire.
Car oui, ce Aya Bashing est certes plus entendu à cause de la dimension des JO, mais ça n’a pas commencé aujourd’hui.
Récemment sur le plateau de Yann Barthès, on a vu une Queen sure d’elle, la tête haute, qui fait face à l’adversité. Comme pour dire à ceux qui veulent l’arrêter de viser le ciel que « Ya moyens ».



