Depuis le 26 Mars dernier, de plus en plus de voix s’élèvent pour demander aux autorités de la transition de proposer au plus vite un chronogramme afin de sortir de cette période transitoire. Associations et partis politiques haussent le ton pour une première fois.
Après les communiqués de la synergie d’action pour le Mali et le parti ADEMA-PASJ, le parti pour la renaissance nationale (PARENA) a aussi fait un communiqué pour rappeler la fin de la période transitoire et inviter les autorités à donner de nouvelles dates pour les élections.
“Nous avons salué la mémoire des martyrs tombés le 26 Mars 1991. Ensuite nous avons demandé aux autorités d’instaurer un dialogue franc avec les acteurs politiques afin de définir un chronogramme pour les élections. Enfin, nous avons demandé à ce que soit libéré les prisonniers d’opinions et permettre le retour de ceux en exil” a dit Alou Diabaté, secrétaire à l’organisation du Parena et porte parole du président, Tiébilé Dramé.
Président du parti africain de l’intégration et de la souveraineté, Boubacar Bocoum estime pour sa part que les conditions pour organiser une élection ne sont pas réunies.
“Il faut se dire que cette transition est advenue parce que la situation sécuritaire n’était pas favorable. Et même s’il faut noter une certaines amélioration, il faut reconnaitre que la situation sécuritaire n’est pas très favorable à l’organisation d’élections apaisées. Si c’est pour organiser des élections et après faire encore un coup d’État pour les mêmes raisons, je trouve que ce n’est pas la peine”
L’insécurité, le manque de concertation avec les partis politiques sont entre autres arguments avancés par le politologue Paul Oula pour expliquer cette situation.
Les partis et organisations qui pressent les autorités d’organiser les élections mettent en avant la situation de vide juridique dans lequel le pays est depuis le 26 Mars. Une thèse confortée par le Pr Kissima Gakou, doyen de la faculté de droit privée de l’université de Bamako.
“Chacun connait la situation du pays. C’est une situation d’exception mais pour autant, il fat avoir de la lisibilité. Et les partis politiques sont aujourd’hui fondés à demander cela”
Ce jeudi, des organisations ont déposé une requête auprès de la cour constitutionnelle afin qu’elle constate un vide institutionnel au Mali.
Mohamed Dagnoko





