C’est le président du Conseil National de Transition, le colonel Malick Diaw qui a , au nom du Mali pris part à la cérémonie d’investiture du président sénégalais, Bassirou Diomaye Diakhar Faye.
Tout de blanc vêtu, coiffé d’une chéchia blanche, installé aux côtés des présidents du Ghana, du Nigéria, de la Gambie, de la Sierra-Leone, de la Guinée, de la Guinée Bissau, du premier ministre marocain et du vice-président ivoirien, Malick Diaw, honorait fièrement le Mali dans un pays qui a une histoire singulière avec la nôtre.
À se fier à son patronyme, on dira qu’il était chez lui. Sa longue poignée de main avec le président nouvellement élu témoigne qu’il a apprécié le discours précurseur du candidat de « l’anti système ».
Un discours qui trouve résonnance dans ceux des autorités de la transition malienne. Diomaye a parlé de souveraineté, d’élites africaines décomplexées, de partenariat gagnant-gagnant, du respect de la volonté du peuple sénégalais et surtout de la liberté du pays du chantre de l’enracinement et de l’ouverture(Senghor) à pouvoir collaborer avec tous les États dans le respect.
Il ne pouvait mieux s’aligner sur la dynamique enclenchée par les autorités de la transition malienne qui, depuis un mois d’Août 2020 n’ont fait que prôner cette voie comme étant celle du salut pour les peuples africains.
Bien avant Diomaye, on se souvient que c’est son mentor, Ousmane Sonko qui saluait déjà la dynamique enclenchée par les autorités de la transition malienne.
Si légitimement, Bassirou Diomaye va travailler à faire revenir les pays de l’AES au sein de la CEDEAO, il sait que s’il échouait, il trouvera toujours un soutien du côté du Mali, car la ligne directrice des deux pouvoirs est la même chose.
Aly Sylla





