Les bamakois depuis le petit matin de ce lundi ont commencé à immoler les bœufs. Le bœuf parce qu’en cette fête de l’Eid El fitr c’est l’animal prisé un peu comme le mouton lors de la Tabaski.
Le bœuf aussi parce que les gens se mettent ensemble, cotisent pour s’offrir l’animal dont la chair est partagée en tas. Forme de solidarité permettant à chaque famille d’avoir de la viande dans la marmite.
Si selon les recommandations religieuses le bœuf ne doit être immolé qu’après l’annonce de l’apparition de la lune, les fidèles font fi de cette recommandation.
« Les quartiers sont éloignés. Ceux qui cotisent ne viennent pas des mêmes quartiers. Si nous attendons l’apparition de la lune, généralement au-delà de 18 heures, il sera difficile pour beaucoup d’y prendre part » argumente Aly transpirant à grosses gouttes autour du bœuf dont il a la charge de partager.
« On nous a dit que même le prophète (Psl) à son temps a jeûné rarement les 30 jours. C’est pourquoi, nous estimons que 29 jours c’est pratiquement la norme. Et depuis quelques années que nous immolons nos bœufs au 29ème jour, on n’a jamais raté le coche » se rassure Moussa avec les yeux rivés sur le tas qu’il s’apprête à prendre.
Pour la boutade, à Bamako, on estime que lorsque les agents de l’Institut Nationale de Prévoyance Sociale (INPS) immolent leurs bœufs c’est que la lune apparaitra. Ils se sont distingués par leur particularité d’être les premiers à immoler leurs bœufs.
En attendant que la lune apparaisse, le ministère des cultes à annoncer l’installation de la commission d’observation ce jour à partir de 18 heures.
Tout comme l’INPS qui s’est distinguée dans sa rapidité à immoler ses bœufs, la ville de Kolondiéba, dans la région de Sikasso, elle est championne pour apercevoir la lune.
Ainsi, après les bœufs, l’attraction c’est Kolondiéba.
Mohamed DAGNOKO





