Depuis bientôt une année la société énergie du mali peine à distribuer correctement l’électricité. Conséquence, plusieurs secteurs sont en souffrance. Depuis deux jours, des records de 24 heures sans électricité sont observés dans certains quartiers de la capitale. Une situation qui fait le bonheur des vendeurs de solutions alternatives.

Il est 10 heures passés de quelques 20 minutes au marché Dibidani de Bamako. Depuis le début des coupures intempestives, c’est le marché le plus fréquenté à cause de ses nombreuses boutiques qui vendent des groupes électrogènes et d’autres solutions de fournitures du courant. Derrière son comptoir, Ségué Babadji admet faire de gros chiffres d’affaires.

 « C’est clair que maintenant nous vendons plus de groupes électrogènes qu’avant cette situation de coupure de courant. Nos affaires marchent très bien en ce moment »

Même ambiance dans une boutique de vente de panneaux solaires dans le même marché. Ici, les clients affluent pour s’offrir des panneaux pour être autonomes. Diplômé en journalisme et communication, la jeune Aissé Tounkara est depuis un moment au côtés de son père pour aider à gérer les nombreuses commandes.

 De peur de voir la batterie de son téléphone se décharger en pleine journée, le journaliste Kossa Maïga sort toujours accompagné de son power Bank devenu selon indispensable de nos jours.

 Depuis 3 jours, des records de coupures sont atteints. Des quartiers de la capitale ont fait 24 heures dans le noir.

Mohamed Dagnoko