Malgré la suspension de leurs activités, les partis politiques signataires du communiqué conjoint du 31 Mars ne restent pas moins actifs. Ils viennent à travers un communiqué de se prononcer sur l’arrêt de la cour constitutionnelle du 18 Avril, relatif à la loi organique portant indemnités, avantages et autres traitements des membres du Conseil National de Transition (CNT).
Dans le communiqué, ils constatent que les membres du CNT s’étaient octroyé en « catimini des indemnités et avantages faramineux frôlant l’indécence ».
Cette loi qui selon eux a été adoptée à l’unanimité (132 voix pour, zéro contre et zéro abstention) devait servir de base légale, pour couvrir les dépenses similaires engagées depuis la mise en place du CNT.
« Indemnité de représentation par mois », « indemnité spéciale », « indemnité de téléphone », « indemnité de sujétion » sont entre autres indemnités et avantages énumérés par les partis qui selon eux a été fait à « l’insu du peuple ».
Ces indemnités équivaudraient à en croire les partis à deux millions cinq cent mille (2 500 000 Fcfa) en dehors du salaire fixé sur la base de l’indice hors norme.
« Les partis signataires de la déclaration commune du 31 mars constatent qu’au lieu de contrôler l’action du gouvernement en place, les membres du Conseil National de Transition semblent beaucoup plus préoccupés et intéressés par leurs propres rémunérations. Dans un contexte de grandes difficultés financière, économique, énergétique, sécuritaire vécues par les maliens » déplorent-ils.
Ils appellent le CNT à réduire drastiquement les avantages de ses membres et à « reverser au trésor public ceux indûment perçus, jusque-là » .
Déjà le 22 avril dernier, ces partis avaient déposé un recours auprès de la cour suprême à l’effet d’annuler le décret qui suspend leurs activités.
À défaut de conférences de presse et d’activités d’envergures, les partis ont trouvé par le biais des réseaux sociaux le moyen de donner leurs avis sur la marche du pays.
Mohamed DAGNOKO





