Ce 03 Mai, la presse malienne à l’instar de celle internationale célèbre la 31ème édition de la journée internationale de la liberté de la presse. Le Mali, selon Reporter Sans Frontières (RSF) perd une place en passant de la 113ème place à la 114ème.
Dans un contexte de crise multidimensionnelle, la presse est loin d’être épargnée. Elle traverse à son tour des crises : financières et sécuritaire.
C’est une « presse à l’agonie » ose un confrère pour qualifier la situation précaire dans laquelle se trouve les médias maliens.
« Nous n’avons pratiquement plus de ressources. Les abonnements des structures se font rares, l’aide publique à la presse ne tombe pratiquement plus » avance un autre pour expliquer les causes de cette « agonie » des médias.
Cette journée de la liberté de la presse est donc mis à profit par de nombreux acteurs pour demander aux autorités de soutenir la presse qui remplit une « mission de service public ».
Car selon lui, toutes les autres libertés sont indépendantes de celle financière.
« On peut faire dire à une presse sous dépendance financière tout ce que l’on veut » conclut-il.
À sa suite, le président de la maison de la presse, Bandiougou Danté plaide pour un presse plus solide financièrement gage de contribution efficace à la bonne démocratie.
Cette journée est également mis à profit pour interpeller les autorités sur les cas des confrères disparus pour que les enquêtes ouvertes depuis longtemps puissent enfin se « refermées » avec leur libération et l’arrestation de leurs ravisseurs.
Enfin, avec le thème national retenu « rôle et place de la presse dans la construction de la concorde nationale » les journalistes ont, à la veille de la phase finale du dialogue inter-maliens qui se tiendra du 06 au 10 Mai, appelé à une mobilisation pour une meilleure couverture des travaux et jouer sa partition pour un Mali en paix et stable.
Mohamed DAGNOKO





